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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
dans notre publication, persuadé qu’il sera vu avec intérêt par les fabri-cants, comme par les constructeurs qui s’occupent de tout ce qui est relatifaux tissus en général.
Jusqu’ici les métiers Roberts, comme tous les métiers mécaniques connus,ont été établis pour ne frapper qu’un seul coup de battant à chaque duite,quelle que soit d’ailleurs l’espèce d’étoffe fabriquée. Mais si, pour les fdésde coton, un seul coup est suffisant, il n’en est pas de même pour les fortestoiles de lin ou de chanvre. On sait que les tisserands à la main ont le soinde donner deux coups successifs qui permettent de serrer les duites aussifortement qu’il est nécessaire. M. de Bergue, en praticien qui a étudié lamatière depuis plusieurs années, a fort bien compris cette nécessité, et acherché à l’appliquer aux métiers mécaniques.
Le mouvement du battant ne pouvait plus être tel qu’on l’avait fait jus-qu’alors : il a su le disposer de manière à frapper aussi deux coups sur lamême duite, par chaque révolution ; il a également combiné la force etles dimensions des pièces pour résister à la fatigue, aux chocs continuelsque ces machines éprouvent pendant leur travail. De sorte qu’on peut direactuellement que le métier De Bergue remplit toutes les conditions dedurée, de solidité ou de bonne confection, pour tisser avec avantage etéconomie toute espèce d’étoffes de lin et de chanvre, et sur des largeurstrès-considérables. Il convient aussi fort bien pour d’autres tissus, commeceux de laine mérinos, parce que le travail est plus doux que sur les mé-tiers à un seul coup ; il y a beaucoup moins de rupture de fils, et par consé-quent moins de temps perdu. On sait que, pour l’opération du tissage engénéral, il faut que les filés soient de qualité supérieure, soit pour la chaîne,soit pour la trame ; aussi le parage est un point extrêmement important,qui doit avant tout occuper le fabricant. Cela est si vrai, qu’il est presqueimpossible d’obtenir le moindre résultat avec des chaînes mal parées, etdont le fil est de mauvaise qualité. M. de Bergue a aussi bien compris cebesoin, en perfectionnant ses machines à parer, qui ne laissent maintenantplus rien à désirer.
Espérons donc qu’à une époque aussi éminemment industrielle que celleactuelle, où la filature mécanique du lin et du chanvre est sur le point deprendre la plus grande extension, les métiers De Bergue se répandrontbientôt dans tous les établissements déjà montés ou qui ne tarderontpas à l’être pour la fabrication des toiles. Depuis le peu de temps qu’il aintroduit ce nouveau système, il en a livré un grand nombre à l’industrie ;il a pris plusieurs brevets de perfectionnement, en France , pour les di-verses modifications qu’il y a successivement apportées. Nous devons à sonobligeance d’avoir bien voulu nous permettre de relever, dans ses ateliers,l’un de ces métiers avec les plus grands détails, et nous nous faisons