PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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un devoir de lui témoigner ici nos remerciements pour tous les documentsqu’il s’est empressé de nous communiquer, et qui nous ont aidé à faire ladescription qui accompagne nos dessins.
Plusieurs métiers mécaniques ont été publiés, dans divers ouvrages, il ya déjà des années, principalement dans Y Industriel, en 1826 ; dans le Bul-letin de la Société d’Encouragemen t , en 1818; dans celui de la Société deMulhouse , en 1830; dans plusieurs volumes des Brevets expirés , et, plusrécemment, dans le Portefeuille du Conservatoire , en 1834. Nous n’aurionspas cherché à publier aujourd’hui le métier deM. de Bergue, si nous n’yavions reconnu des dispositions entièrement neuves et toutes particulières,qui le font remarquer parmi tous les métiers connus.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DU MÉTIER MÉCANIQUE.
PLANCHES 35 ET 36 .
Les parties principales qui constituent les métiers mécaniques en généralsont :
1° L’ensouple et le déchargeoir, pour recevoir la chaîne et l'étoffe, avecleur moyen de tension et d’enroulement;
2° Les lisses, leur mode de suspension et de mouvement;
3° La chasse ou le battant, avec son mouvement qui, dans le nouveaumétier de M. de Bergue, est disposé pour frapper deux coups successifs ;
4° La navette, les fouets et leur mouvement ;
5° Le désembrayage, par lequel le métier s’arrête de lui-même lorsquela navette n’arrive pas dans sa boîte.
Ce sont ces parties que nous allons successivement décrire, pour fairecomprendre toute la construction et le jeu de l’appareil ; et nous feronsvoir en même temps les modifications qui ont été apportées au métier pourl’appliquer au tissage des toiles.
De l’ensouple et du déchargeoir, pour recevoir la chaîne etl’étoffe. — On sait que la chaîne se compose des filés qui forment la lon-gueur de la pièce d’étoffe à fabriquer ; on l’enroule sur l’ensouple ou cy-lindre en bois A (fig. 2 et 4), dont les tourillons en fer sont placés ettournent librement dans l’une des deux encoches ménagées aux côtés ex-térieurs du bâtis en fonte B (fig. 1 ). Le bout de la chaîne est engagé dansune rainure rectangulaire et peu profonde pratiquée sur toute la longueurde l’ensouple, comprise entre les deux plateaux ou joues parallèles qui leterminent; puis on la pince fortement avec une languette de bois a, quel’on fait entrer de force dans la rainure, comme l’indique la coupe verti-
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