PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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sera lourd, et plus aussi le rochet g prendra de dents, par conséquent,plus sera grande la marche du déchargeoir, et par suite la tension del’étoffe.
On comprend déjà que de la force ou de la position du contre-poidspar rapport au point d’appui h, dépend la plus ou moins grande tensionde la toile; il importe donc de bien régler ce contre-poids suivant la naturedes filés, afin de ne pas produire une toile dont la duite serait trop lâcheou trop serrée.
On peut aussi, quand on règle le métier, placer la poitrinière à la hau-teur convenable, parce que les supports en fonte F ; , sur lesquels elle estassujétie, sont à coulisse dans la partie qui s’adapte aux côtés du bâtis,comme le montre bien la fig. 2. L’étoffe passant entre la poitrinière et laplanche qui est placée en avant, est souvent forcée de prendre deux incli-naisons différentes, et en se brisant ainsi, elle est moins sujette à devenirlâche depuis le sommet de la poitrinière jusqu’à la circonférence de l’en-souple.
Pour maintenir aussi la toile bien tendue dans le sens de sa largeur, onse sert généralement de deux règles en bois ne t %' (fig. 2), appelées (emplelsou temploirs, que l’on fait appuyer sur l’étoffe, et qui se terminent par despointes fines que l’on fait entrer dans les bords de cette dernière; et afinqu’elles puissent servir pour diverses largeurs de tissus, on a le soin de fairechacune de ces règles en deux parties, pour les rallonger ou les raccourcirà volonté. Comme les deux parties sont percées de trous, on peut aisémentles réunir par des ficelles.
Ce moyen de tension est certainement fort simple, mais on voit qu’ilprésente l’inconvénient d’exiger de déplacer les règles de temps à autre, etde les replacer successivement; car, comme elles marchent avec la toile,il faut évidemment les enlever dès qu’elles sont près de toucher la poitri-nière, pour les remettre en arrière. C’est une sujétion permanente, qui estd’autant plus fâcheuse qu’elle oblige d’arrêter le métier à chaque fois.Aussi M. de Bergue, et avec lui plusieurs constructeurs, ont cherché àremédier à cet inconvénient, en établissant des temploirs mécaniques quireçoivent l’action même du battant à chaque révolution. Comme l’applica-tion n’en a pas encore été faite au métier que nous avons relevé, nousn'avons pu le représenter sur ces dessins; cependant nous nous proposonsde revenir sur ce mécanisme qui doit présenter un grand intérêt. Noussavons que M. Decoster, qui construit aussi des métiers mécaniques à tisser,s’occupe de la recherche de temploirs qui puissent également épargner lamain de l’homme. M. Jourdain, d’Altkirch , s’occupe également de cetteintéressante question qu’il a, nous le croyons, entièrement résolue.
Des lisses et de leur mouvement. — Les lisses sont disposées comme