PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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courroies p' des lisses qui correspondent à la première ne peuvent se dé-rouler sur leurs poulies sans que celles des lisses qui correspondent à laseconde s’enroulent sur les leurs. Il en résulte que, lorsque les premièreslisses descendent, les secondes sont forcées de remonter, et réciproque-ment.
On a déjà, sans doute, remarqué par le dessin fîg. 2, que les pointsd’attache des tiges p k , aux extrémités des marches ne sont pas exactementà la même distance du centre d’oscillation ; ainsi l’axe décrit par le bout dela marche N' est un peu plus grand que celui de la marche N qui est pluscourte, par conséquent les lisses de devant E' ont un peu plus d’espace àparcourir que celles de derrière E ; c’est pourquoi, afin qu’il y ait com-pensation dans les montées et descentes de chacune, on a eu le soin dedonner aux poulies o', qui tiennent en suspension les lisses E, un peumoins de diamètre qu’aux poulies o qui soutiennent les premières E'.
Puisque la moitié des fils de la chaîne passent dans les œillets des lissesde devant, et l’autre moitié dans les œillets des lisses de derrière, on voitque tous les numéros pairs de ces fils sont soulevés en même temps, pen-dant que les autres sont abaissés, et réciproquement. Dans l’état actuel dudessin on suppose la chaîne fermée, c’est-à-dire les lisses et les marchesà la même hauteur, et les galets sur lesquels appuient les excentriques surle même plan; pendant ce temps, le battant est à l’extrémité de sa course,c’est-à-dire qu’il est arrivé au point où il frappe la duite.
Le mouvement de rotation est communiqué à l’arbre des excentriquespar une roue droite en fonte P', montée à son extrémité, et commandéeparle pignon Q, d’un diamètre exactement moitié, et fixé au bout del’arbre moteur de la machine ; ainsi pour un tour entier de cet arbre l’axeP ne fait qu’une demi-révolution, ce qui doit être, puisque les excen-triques sont symétriques et qu'ils doivent faire ouvrir la chaîne chaquefois qu’ils ont parcouru un demi-tour. L’axe P est supporté par trois cous-sinets, dont deux aux extrémités sur les côtés du bâtis, et le troisième,celui du milieu, est adapté à la traverse intérieure B 3 qui se relie à cellesextérieures B' et B 2 .
Du battant et de son moüvement. — Le battant se compose d’unelongue pièce de bois U, à section rectangulaire, que l’on relie solidementavec les épées en fonte T, lesquelles sont boulonnées sur une traverseinférieure T / , qui leur sert d’axe d’oscillation. Les extrémités de cette tra-verse forment, à cet effet, tourillons, et sont reçues dans des supports defonte que l’on a boulonnés contre les côtés extérieurs du bâtis.
Ces épées sont disposées de manière à recevoir chacune deux galets r,/, l’un plus grand r qui est destiné à recevoir l’action pour frapper laduite , l’autre plus petit r', pour ramener le battant. Deux excentriques