Band 
Tome premier.
Seite
363
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

363

if, boulonnées sous le battant, porte vers les extrémités les deux levierscoudés y 2 , dont la branche inférieure et inclinée est susceptible de passersans toucher sur la surface de la pièce à coulisse y s , ou de faire glissercette pièce. Ainsi, lorsque la navette arrive sans obstacle à une extrémitédu battant, comme elle rencontre la surface convexe du levier horizontalY, elle force celui-ci à sortir, et par suite elle fait basculer d’une certainequantité le levier coudé y 2 sur son axe ; la branche inférieure de ce levierest alors soulevée, et dans le mouvement du battant qui frappe la duite,aussitôt après le passage de la navette, cette branche ne remonte pas lapièce à coulisse if. Mais si, par une circonstance quelconque, la navetten’arrive pas à sa place habituelle, le levier horizontal Y n’est pas touché, etpar suite le levier coudé if lui-méme ne bouge pas, sa branche inférieurereste dans la position inclinée qu’elle occupe naturellement; alors, au mo-ment où le battant s’avance pour frapper la duite, la partie extrême decette branche vient butter contre l’encoche formée vers la gauche de lapièce if, qui est forcée de s’avancer vers la droite, et dans cet avancementelle pousse une tige à ressort qui fait changer la fourchette Y' de place etl’oblige à faire passer la courroie de la poulie fixe sur la poulie folle, pourarrêter le métier.

PRIX ET MARCHE DES MÉTIERS.

M. de Bergue construit de ces métiers mécaniques sur plusieurs mo-dèles, soit pour faire des tissus de petite ou de grande largeur, soit pourfaire des toiles extrêmement fortes. Les prix de ces métiers varient néces-sairement suivant leurs dimensions, depuis 300 fr. jusqu’à 500 fr., et même600 fr. On fait aujourd'hui en Alsace , chez MM. A. Kœchlin et comp. etdans plusieurs autres établissements, des métiers mécaniques pour le coton,lesquels sont à la vérité plus faibles que celui-ci, pour des prix de 180 à200 fr., ce qui est extrêmement bon marché, si l’on considère le nombrede pièces dont ils se composent.

Leur vitesse varie aussi, évidemment, suivant les largeurs et suivant lesespèces de toile que l’on veut fabriquer. Ainsi, pour les grandes largeursde l m 20, par exemple, on ne compte pas plus de 75 révolutions de l’arbreprincipal par minute, tandis que pour des largeurs de 0 m 80 à 0 m 90 on peutcompter 90 à 95 révolutions par 1'. On sait que dans les métiers mécani-ques à tisser le coton, on peut donner 110 à 115 coups par i' pour des lar-geurs de 0 m 90 ou 3/4 d’aune.