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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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comprend que, comme les fils de soie sont très-susceptibles de se vriller,il importe, à chaque passe de la navette, de tendre immédiatement la tramedans le sens de sa longueur, pour éviter que les espèces de filets de vis quele fil tend à prendre, ne puissent se former. L’auteur, pour parvenir à cebut, dispose des crochets qui tirent les deux extrémités du fil de trame aus-sitôt que la navette est lancée.

L’enroulement de la chaîne, dans ce métier, ne se fait pas non pluscomme dans les autres métiers mécaniques. L’auteur, voulant éviter l’in-convénient qui résulte de la différence de diamètre, à mesure que l’étoffese confectionne, au lieu de déterminer le tirage sur le déchargeoir même,l’effectue, au contraire, à l’aide de deux cylindres étireurs, placés près dela poitrinière, et entre lesquels l’étoffe est forcée de passer sans s’y en-rouler, avant de se rendre au déchargeoir. La marche de ces cylindres peutêtre réglée par un système de roue à rochet et de cliquets, sans exigerpendant le travail aucun changement de poids ; dès que le degré de serragedes fils du tissu est reconnu bon et régulier au commencement de l’opéra-tion, on peut être certain qu’il continuera à l’être pendant la confectionde toute la pièce. Le déchargeoir reçoit l’étoffe, qui lui est amenée par lescylindres, mais n’a pas d’action sur leur marche, quel que soit d’ailleursson diamètre.

Nous croyons que cette disposition d’enroulement pourrait être appliquéeavec avantage, surtout dans les métiers où l’on a l’habitude d’enveloppersur les ensouples une grande longueur de chaîne, et par conséquent d’enaugmenter considérablement leur diamètre ; car on sait qu’il est urgent dediminuer le poids au fur et à mesure que la toile s’enroule sur son déchar-geoir, sans quoi elle deviendrait de plus en plus lâche.

Nous avons parlé, dans la description précédente, des temploirs méca-niques que M. de Bergue vient d'appliquer tout récemment à ses métiers.C’est encore une innovation fort importante qui permettra d’éviter biendes pertes de temps dont on doit nécessairement être fort avare dans cettefabrication. Nous avons dit aussi que M. Decoster s’en occupait très-sérieu-sement ; M. Jourdain, mécanicien spécial pour la confection de toutes sortesde métiers à Altkirch , paraît avoir résolu le problème d’une manière tout àfait satisfaisante et a pris, le 12 septembre 1842, un brevet d’invention de10 ans pour son appareil, qu’il appelle templet mécanique à cylindre denté,et fonctionnant sous le tissu, de manière à maintenir ses lisières à une ten-sion voulue.

Plusieurs mécaniciens ont proposé d’adapter un système de parage desfils de chaîne sur le métier à tisser même. Nous ne sachons pas que l’appli-cation en ait été faite sérieusement aux métiers mécaniques. Nous avonsdit qu’un bon parage est d’une très-grande importance dans la fabrication