PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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grande importance ; aussi l’auteur i’a tellement senti qu’il a cherché à yapporter tous ses soins. La grande vitesse que l’on donne généralement àces roues, la charge, souvent considérable, que leur arbre doit supporter,doivent nécessairement occasionner des frottements notables sur les pivots,et si l’on n’avait pas le soin de les tenir constamment graissés, il en résul-terait bientôt des grippements et une usure rapide. La disposition adoptéepar M. Fourneyron, et pour laquelle il s’est fait également breveter, con-siste à adapter à l’extrémité de l’arbre un grain d’acier k (indiqué en coupesur la fig. l re ), mobile sur la pointe fixe ou pivot l, aussi en acier trempé.Le grain est solidaire avec l’arbre, parce qu’il est retenu par une petitenervure latérale; par conséquent, il est entraîné dans son mouvement derotation; il est percé à son centre et porte au-dessus une espèce de tubu-lure cylindrique, creuse, qui pénètre dans l’intérieur de l’arbre, et que l’onvoit ponctuée sur la fig. l r ". Le pivot l repose sur une crapaudine en cuivrem, dans laquelle on faitarriverun filet d’huile par un tuyau n, qui, passantsous l’appareil, se courbe plus loin pour s’élever ensuite jusqu’au-dessusdu sol de l’usine, où il se termine par un entonnoir. Des saignées latéralessont ménagées sur la paroi extérieure du pivot pour conduire l’huile de lacrapaudine sur la surface convexe qui reçoit la pression du grain. Pourqu’elle ne se trouve pas entraînée par ce dernier dans le mouvement derotation de l’arbre, on a eu le soin de retenir le pivot à la crapaudine pardeux petites clés, et celle-ci ne peut elle-même tourner, parce qu’elle esttenue dans un gobelet, ou manchon extérieur, ajusté sur la chaise defonte J : toutefois ce manchon n’empêche pas la crapaudine, et par suitele pivot, de monter ou de descendre, lorsqu’il est nécessaire de soulagerl’arbre de la turbine.
Pour que l’huile qui arrive entre le pivot et le grain, et qui vient mêmedans l’intérieur de la tubulure ménagée au-dessus de ce dernier, ne puissese répandre au dehors, le joint de ces deux pièces est fermé par un man-chon métallique j, qui en même temps les maintient constamment dansleur centre.
On soulage l’arbe vertical et tout le système à l’aide d’un long et fortlevier K, qui a son centre d’oscillation autour d’un axe en fer p, porté pardes oreilles venues de fonte avec la plaque d’assise de la chaise J. A 25 cen-timètres environ du centre p , le levier présente un renflement de formeconvexe sur lequel repose la crapaudine en cuivre m, et à 2 m 32 du milieude ce renflement, ce levier s’attache par articulation à l’extrémité infé-rieure de la tringle L , qui forme mouffle en cette partie, et qui, vers sonsommet, est filetée, afin qu’en tournant à l’aide d’une clé les écrous etcontre-écrous qu’elle traverse, elle monte ou descende et fasse par suitemonter et descendre proportionnellement la crapaudine, le pivot et l’arbre.