PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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sur champ et supportées elles-mêmes par les charpentes H 7 qui formentla base de la huche ou réservoir de la roue. Ce plateau est aussi soutenupar son rebord extérieur méplat, et immédiatement au-dessus de la turbine,sur le fond d’une cuvette conique en fonte I) 7 , également adaptée à despièces de charpente qui font corps avec les précédentes H 7 .
Les directrices V et b' 1 , tantôt venues de fonte et tantôt rapportées auplateau fixe, présentent aussi une disposition analogue à celles des tur-bines-Fourneyron, seulement elles ne se prolongent pas jusqu’au tuyauporte-fond, comme celles-ci, et elles ne laissent pas toutes des orificesouverts à l’intérieur. Ainsi, avec le plateau, M. Gentilhomme fait fondreune cloison cylindrique b z ( fig. 6 ), qui est seulement interrompue dansdeux parties de la circonférence, c’est-à-dire dans les 2/6 environ pour lesroues de grand diamètre, comme celle qui est donnée sur la pl. 37. Cettedisposition a été amenée par le nouveau mode de vannage que cet ingé-nieur a adopté, et qui est tout à fait distinct de celui de M. Fourneyron,comme on va aisément s’en convaincre.
Du vannage. —Au lieu d’une vanne cylindrique et verticale, M. Gen-tilhomme a conçu deux plaques métalliques C 7 C 2 , de peu d’épaisseur ethorizontales, glissant sur les canaux conducteurs qu’elles découvrent entout ou en partie, suivant les besoins de l’usine ou l’abondance de l’eau.Ces plaques forment chacune deux secteurs qui peuvent se superposer etqui sont concentriques à l’axe de la roue ; elles peuvent tourner autour dutuyau G 7 , sur une embase par laquelle elles sont soutenues ; et à une partiec' de leur bord extérieur, elles sont dentées en crémaillères pour engreneravec les deux pignons droits d' par lesquels on les manœuvre. Les axes E 7de ces pignons sont verticaux et s’élèvent au-dessus du plancher K 7 del’usine, où ils reçoivent un mouvement de rotation à l’aide de deux rouesd’angle h' et de deux pignons * 7 , que l’on peut aisément faire tourner parune même manivelle. Les mêmes vannes portent chacune une portée cy-lindrique ajustée dans l’intérieur de la cloison verticale 6 3 du plateau fixe(fig. 5 et 6), que l’on a pu préalablement aléser pour plus de précision.
11 résulte évidemment de cette combinaison que, lorsque l’eau est peuabondante, ou lorsque la résistance des machines à mouvoir est faible, iln’est découvert par les vannes horizontales qu’un nombre proportionnelde canaux directeurs, lesquels ne donnent de l’eau que dans un certainnombre d’aubes à la fois, mais successivement dans toutes, en les rem-plissant entièrement lors de leur passage sous leur ouverture.
Cette disposition, qui est, comme on le voit, d’une grande simplicité,présente l’avantage de pouvoir faire l’application d’un système de régula-teur sans la moindre difficulté. Toutefois il faut dire qu’elle n’a pas toujoursdonné les résultats que l’on en espérait ; et l’auteur s’est occupé d’un autre