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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
machine hydraulique à force centrifuge. L’importateur prit un brevetd’addition et de perfectionnement à ce brevet, le 9 janvier 1835 ; mais ilparaît qu’il n’a pas donné suite à cet appareil, car ces brevets furent annu-lés, par ordonnance royale, le 24 octobre 1836.
Le 24 février 1834, MM. Sudds, Adkins et Barker, constructeurs deRouen , prirent un brevet d’importation et de perfectionnement de cinqans pour une nouvelle roue hydraulique horizontale à réaction. Ce brevetest aujourd’hui dans le domaine public.
M. Lemarchand, de Rouen , prit aussi un brevet d'invention de 10 ans,le 25 octobre 1837, pour une machine hydraulique horizontale.
En 1838, le 22 mai, un brevet d’invention de 5 ans fut délivré à M. Passot,professeur à Paris , pour une nouvelle roue hydraulique et à vapeur. Toutle monde connaît aujourd’hui les mémoires que cet inventeur a publiéssur cette turbine.
Le 18 juin 1839, M. Olivier, ingénieur des ponts et chaussées à Pont-Audemer, demanda un brevet d'invention de 15 ans, qui lui fut délivréle 30 septembre suivant, pour une nouvelle turbine qu’il nomme aussi rouehydraulique horizontale, et qui n’est autre que la turbine d’Euler , établieen fonte, au lieu d’être en bois.
Enfin un brevet d’importation de 15 ans, demandé le 15 novembre 1839,fut délivré, le 14 août 1840, à MM. Japy frères, manufacturiers, et Dumery,à Paris , pour une turbine ou machine rotative propre à être mue par l’eauou la vapeur, invention que les essais qui en ont été faits ont dû faire aban-donner par le peu de résultats obtenus.
Et depuis, un brevet d’invention de 15 ans a été demandé, le 23 mai 1840,par MM. Convers et Boudsot, ingénieurs civils à Besançon , et leur a étédélivré le 12 septembre de la même année, pour un système particulierde construction applicable aux turbines en général.
Nous ne devons pas terminer cette notice sans dire que M. Arson, ingé-nieur civil, a conçu une disposition d’assemblage des turbines sur leurarbre, de telle sorte à placer toujours le pivot au dehors de l’eau. Cettequestion, comme nous l’avons déjà fait pressentir, est d’une grande impor-tance, parce qu’elle peut éviter des chômages considérables. Ainsi, au lieude faire pivoter l’arbre par sa partie inférieure, cet ingénieur a proposé derenverser le système, en le faisant pivoter par le haut et en le maintenantseulement latéralement par le bas. Cette disposition, qui n’est peut-êtrepas applicable dans le cas de grandes chutes, peut être très-bonne surtoutdans les basses chutes, auxquels cas les turbines sont généralement d’ungrand diamètre et par suite très-lourdes.
M. Fontaine, qui vient aussi de disposer la construction de ses turbinesen-dessous, de manière à mettre le pivot hors de l’eau, en relevant celui-ci