Band 
Tome premier.
Seite
385
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE. 385

effet, sur les données publiées par M. Fourneyron lui-même dans les bul-letins de la Société d’encouragement, année 1834.

On suppose que l’on connaisse le volume d’eau (1) et la hauteur d’unechute donnée, sur laquelle on se propose d’établir une turbine hydraulique.Cette dépense, exprimée en mètres cubes, doit être égale au produit del’orifice de la vanne circulaire par la vitesse

V = 1/271

due à la hauteur de la chute et par le coefficient de contraction, queM. Fourneyron a trouvé moyennement égal à 0 m 83, toutes les fois que lavanne n’est pas levée à plus des deux tiers de sa hauteur. Mais la dépensediminue lorsque le mouvement de la turbine se ralentit et que l’orifice dela vanne a pour hauteur celle de la roue : il convient donc de réduire à0 m 60 le coefficient Ü m 83 pour avoir une roue capable de débiter le volumeexigé.

Des expériences de M. Morin, présentées en 1838 à l’Académie dessciences , il résulte en effet qu’à vitesses égales de la roue, les coefficientsde la dépense vont sans cesse en diminuant à mesure que la levée de vanneaugmente; mais ils ne paraissent pas toutefois descendre au-dessous de0 m 70, comme on peut le voir par le tableau suivant que nous tirons dumémoire publié par l’auteur :

NOMBRE

VALEURS DES COEFFICIENTS DE LA DÉPENSE

] de tours

POUR LES LEVÉES

DE LA VANNE

DE

; de la rouepar minute.

0 m ,09

0 m ,15

0 m ,20

0 m ,27

40

0,905

0,822

»

»

Ces données sont tirées des

50

0,945

0, 862

0, 728

n

expériences de M. Morin surla turbine hydraulique établie

60

0,975

0, 900

0,743

»

en 1837, à Mullbach (Bas-

70

0,995

0,930

0,762

0,706

Rhin ), sur une chute de 3mS0.Elle a deux mètres environ de

80

»

0,953

0,784

0,720

diamètre, et sa force moyenneest estimée à 45 chevaux-va- 1

90

»

0, 968

0,842

0,746

peur.

m

»

0,980

0,840

0,767

(1) On a vu, dans la première livraison de ce Recueil, comment on peut déterminer levolume d’eau dépensée par seconde, soit par un orifice en déversoir, soit par un orificechargé les tables que nous avons données à l’appui des règles établies, pourront toujourssimplifier ces calculs considérablement.

I...

25