MACHINE A VAPEUR
Dans cette machine, le cylindre à vapeur oscille par le bas sur un arbreà tourillons mobiles dans des coussinets ; l’entrée de la vapeur se fait parl’une des extrémités, et la sortie par l’autre. Cette disposition de machineà vapeur à cylindre oscillant est employée de diverses manières depuis fortlongtemps. Ainsi M. Manby avait proposé et pris un brevet d’invention ,vers l’année 1817, pour un système de deux machines accouplées dans unmême bâtis, appliquées à un bateau à vapeur, et dans lesquelles les cylin-dres oscillaient alternativement sur eux-mêmes par des tourillons placésau milieu de leur hauteur. M. Gavé, adoptant ce système d’oscillation pourdes machines fixes d’abord, puis plus tard pour des machines de bateaux,y apporta de grandes améliorations, et modifia complètement le mode dedistribution qu’il fait aujourd’hui par des disques circulaires ayant un mou-vement de rotation continu sur un axe commandé par des engrenages.Lorsque ces machines commencèrent à être goûtées, il y eut bientôt desconstructeurs qui les imitèrent sans adopter, toutefois, les mêmes moyensde distribution employés par M. Cavé. Ainsi, tout en faisant osciller lecylindre à vapeur soit sur son milieu, soit à l’une ou à l’autre de ses extré-mités, on fit la distribution par des tiroirs ou parles tourillons eux-mêmes.Telles sont les machines construites par M. Dietz, par M. Bourdon, parM. Frey, par M. Leloup, etc. Ce dernier constructeur a pris, en 1838, unbrevet d’invention et de perfectionnement de 15 ans pour son système demachine oscillante, opérant la distribution et la sortie de la vapeur par lestourillons mêmes.
Plusieurs autres mécaniciens ont aussi adopté le système oscillant, parce