PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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chaudière pour recevoir une grille provisoire L, de l m 30 de longueur surplus d’un mètre de large. De sorte qu’on peut, au besoin, chauffer la chau-dière, en chargeant cette grille de houille et en y mettant le feu ; on inter-rompt alors la communication avec les fours, et l’opération s’effectuecomme dans un fourneau de chaudière ordinaire. Une grande capacité N aété ménagée sur le devant pour recevoir le chauffeur et le charbon qu’ildoit jeter sur la grille; et afin que, pendant son court séjour dans cettepièce, il lui arrive toujours la quantité d’air nécessaire, une ouverture, fer-mée par un simple grillage métallique, est pratiquée au-dessus delà pièce.Il introduit le combustible par la porte k, qui ferme la communication entrela grille et la chambre. L’air qui doit alimenter ce foyer entre sous lagrille parle cendrier M, dont on ouvre les portes à coulisses j, placées surle devant du fourneau. On a eu soin de démolir préalablement, à cet effet,la maçonnerie qui bouche complètement ce cendrier, et qui recouvremême la grille, lorsque celle-ci ne doit pas marcher et que les fours à cokesont en pleine activité.
L’intérieur de la chaudière est à peu près disposé comme celle des loco-motives; pour arriver à augmenter la surface de chauffe, sans accroisse-ment sensible de volume, M. Clavière y a placé un certain nombre de tubesen cuivre D\ qui, comme nous l’avons vu, reçoivent les gaz enflammés sor-tant de deux des fours à coke, lorsque ceux-ci sont en action ; ils peuventaussi recevoir la flamme de la grille provisoire L, lorsque celle-ci marche.Ces tubes, au nombre de 12 seulement, sont en cuivre rouge, étirés aubanc; ils portent 0 m 18 de diamètre intérieur, et ont 6™ 67 de longueur.Ainsi ils ont ensemble une surface de 45 mètres quarrés. Or, les paroisextérieures de la chaudière, qui sont en contact avec les gaz, présententune surface de 17 mètres quarrés. Ainsi la surface de chauffe totale est de62 mètres quarrés ; la capacité entière de la chaudière est de 15,5 mètrescubes, dont 2,5 pour les tubes, 8 mètres pour l’eau, et environ 1,5 mètrepour la vapeur.
DES ÉTUVES ET DES FOURS DE CARBONISATION.
M. Clavière voulant tirer parti non-seulement de la chaleur perdue desgaz sortant des fours à coke, mais encore de la chaleur rayonnante de cesmêmes fours, a disposé au-dessus de deux d’entre eux de grandes étuves Q,qui n’ont pas moins de 14 mètres cubes de capacité. Elles reçoivent, parla simple communication, une chaleur qui est encore très-considérable;elles sont destinées à recevoir les farines qui sont ainsi séchées, sans aucunedépense de combustible, et peuvent, après cet étuvage, être très-bien con-