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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Les outils, au nombre de huit, distribués également sur la circonférencedu plateau, ne sont pas toujours en égal nombre sur d’autres diamètres deplateaux. 11 est bien rare qu’on fasse dépasser ce nombre pour l’alésaged’un cylindre qui serait sensiblement plus grand, mais on pourrait enmettre moins pour des cylindres plus petits ; ainsi, pour des cylindres de 3à 4 décimètres, on ne met pas plus de quatre à cinq lames sur le pourtourdu plateau correspondant.

Dans la machine représentée fig. 1 et 2, les burins sont assujétis dans desboîtes carrées, venues de fonte, à la circonférence du plateau, des vis depression o servent à les maintenir dans la place qui leur est déterminée, àl’avance, suivant le diamètre ci obtenir, et suivant la quantité de matière àenlever ; on peut aussi, par des ouvertures rectangulaires, ménagées versle fond des boites, et débouchant au-dessus du plateau, y enfermer descales qui empêchent les outils de reculer, et qui peuvent aussi permettrede les retirer plus facilement.

Une disposition analogue, mais qui nous semble préférable, a été adop-tée par M. Farcot, dans sa machine à aléser; à la place de coins, ce méca-nicien a appliqué des vis buttantes o', qui viennent butter contre le boutdes outils (fig. 8 et 9), et qui permettent de les retirer facilement de leursboîtes ; cette disposition est plus généralement employée.

Quel que soit le nombre d’outils placés sur le périmètre du plateau, ilest toujours essentiel de les disposer de manière à leur faire partager letravail. Ainsi, les premiers qui décroûtent sont moins avancés que les der-niers vers la circonférence, et ils doivent être aussi un peu plus bas; cesont ces premiers outils qui fatiguent le plus, il est vrai ; mais, en laissantmoins de travail à faire à ceux qui les suivent, ceux-ci achèvent mieuxl’alésage, et le rendent plus parfait. Pour adoucir la surface, pour la rendreparfaitement lisse, on s’arrange pour que le dernier burin n’ait presquerien à faire; au lieu de le faire mordre par un angle, le plus avancé, commeon le fait pour les premiers, on l’arrondit, au contraire, par le bout, de ma-nière à présenter la forme d’une plane de tourneur.

Cette disposition est d’autant plus importante à observer, que souventil arrive qu’on ait une assez forte épaisseur de matière à enlever, surtoutdans les grands cylindres, et si on veut éviter une seconde passe, les outilsayant beaucoup à couper, pour qu’ils ne laissent pas une surface troprude, trop pleine d’aspérités, il faut que la dernière lame fasse plane.Nous avons vu des cylindres ainsi alésés, disposés par gradation, danslesquels la surface intérieure était réellement unie comme une glace, etcependant on n’avait fait qu’une seule passe. Sur la fig. 11, on voit le dé-tail , à une grande échelle, de l’un des premiers burins.

Mouvement rectiligne du porte-outil. — Le manchon M est lié à