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Tome premier.
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PUBLICATION INDUST1UELLE.

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larbre vertical F par deux tringles méplates en fer m, qui pourraient êtreconsidérées comme des clés ajustées dans les rainures faites sur la surfaceextérieure de larbre ; mais elles ny sont pas à demeure : elles doivent, aucontraire, monter ou descendre, tout en tournant avec lui, et communiquerces deux mouvements au plateau porte-outils.

Pour opérer le mouvement descensionnel de ce dernier avec une vîtes erégulière, très-faible, et dans un rapport constant avec la vitesse de rota-tion, les constructeurs ont adopté la disposition suivante qui est vraimenttoute particulière :

Les deux tringles méplates m sont liées, à leur partie supérieure, parune traverse horizontale p, au milieu de laquelle est attachée par articula-tion la longue crémaillère dentée q , qui descend dans lintérieur de larbrevertical F. Cette crémaillère engrène avec un pignon droit, en fonte r,dont laxe horizontal est porté par les deux consoles S, qui sont boulonnéessur le sommet du môme arbre vertical ; par conséquent, elles sont entraî-nées, ainsi que le pignon, la crémaillère et les tringles, dans le mouvementde rotation qui est imprimé à cet arbre par sa partie inférieure ; une rouedroite O, fixée à lextrémité de laxe de ce pignon r, est commandée parun second pignon s, qui, à son tour, est monté sur un axe parallèle auprécédent, et portant à lautre bout la roue dangle P. Cette roue nest pascomme une roue conique ordinaire ; au lieu dengrener avec un pignon ouune autre roue, elle engrène, au contraire, avec un grand écrou fixe Q,fileté comme une vis sans fin ; sa denture doit donc être héliçoïde, pourpouvoir sengrener dans les filets de lécrou ; elle a été taillée comme lesroues de White. Or, cet écrou est supporté sur deux colonnettes R, qui letiennent suspendu et immobile au-dessus de la chaise en fonte B, surlaquelle elles sont boulonnées. La roue P, au contraire, a deux mouve-ments, lun rotatif continu, autour de laxe de la machine, parce quelleest entraînée avec les supports S qui sont solidaires avec larbre alésoir, etlautre rotatif sur elle-même, car, à chaque révolution de cet arbre, ellefait un tour dans lécrou, et, pour chaque tour, elle tourne sur son axedune dent.

Le mouvement rotatif de la roue sur elle-même est donc très-lent, com-parativement à son mouvement de rotation autour de laxe de la machine ;il en résulte par suite que la crémaillère q marche toujours dune quantitéinsensible et qui nest pas apparente lorsquon regarde lappareil fonction-ner. Il doit, du reste , en être ainsi pour que les burins du plateau alésoirne prennent pas une trop forte épaisseur de matière à la fois. Cette épais-seur dépend généralement, comme nous lavons déjà dit, de la nature dela pièce, de la bonne confection des outils et de la force de la machine;elle dépend aussi nécessairement de la puissance dont on peut disposer ; il