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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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En résumé la machine permet de fabriquer toutes grandeurs et toutesgrosseurs de bouchons, et sur toutes formes coniques et cylindriques, etpermet de plus de fabriquer plusieurs bouchons à la fois.

Il y a déjà bien sept à huit ans que M. Molinié soccupe de la questionrelative à cette intéressante fabrication ; il a pris successivement plusieursbrevets dinvention et de perfectionnement pour les diverses combinaisonsquil a imaginées et qui sont vraiment ingénieuses. Des brevets ont égale-ment été demandés à létranger pour la réunion de ces machines. Aujour-d'hui plusieurs de ces intéressantes machines sont montées et donnent detrès-bons résultats.

APPLICATIONS DE LA VAPEUR

DANS LES MACHINES DE PRÉPARATION POUR LA LAINE CARDÉE

ET LA LAINE PEIGNEE .

La première application qui aurait été faite de la vapeur dans la filaturede la laine cardée paraît être due à M. Potier fils, de Reims , qui, le 6 no-vembre 1838, obtint un brevet de cinq ans, pour le cardage des laines aumoyen de la vapeur. M. Potier ne donne pas de dessin avec sa demande,mais, d'après la description qui laccompagne, on peut aisément comprendreque son système consiste à amener de la vapeur sous le tablier de la carde,par un tuyau qui la met librement en contact avec la laine.

Le 14 novembre de la même année 1838, le même M. Potier obtint, con-jointement avec M. Cretenier, dÉpernay , un brevet d'invention et de per-fectionnement de dix ans, pour un système de chauffage de laine cardée parla vapeur. Leur invention consiste à imprégner la laine de vapeur. A ceteffet, ils font arriver de la vapeur dans une boîte métallique rectangulairedont une partie est percée de trous, et qui est recouverte dune toile sansfin. La laine cardée, amenée sur la boîte, reçoit la vapeur qui en sort parles ouvertures. Un couvercle recouvre herméliquement toute cette partiepercée pour ne pas laisser échapper de vapeur au dehors.

Le 4 juin 1839 MM. Lucas frères, de Bazancourt, demandèrent un brevetdinvention de dix ans pour un bobinoir chauffeur propre au filage de lalaine peignée. Ce brevet leur a été délivré le 7 février 1840. Leur procédéconsiste à chauffer la laine sur les machines mêmes employées à la prépara-tion et au travail des laines peignées. A cet effet, ils placent, entre les cy-lindres étireurs dun bobinoir ou dune machine préparatoire quelconque,une boîte métallique parallèle aux cylindres et qui est chauffée par deslampes ou quinquets. La laine, la sortie des cylindres cannelés, passe surla surface supérieure bombée de cette boîte, avec laquelle elle est forte-