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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

ment en contact, et de là elle se rend sous les cylindres ou les peignes desbobinoirs. Au lieu de chauffer par des quinquets.les inventeurs se réserventd’appliquer l’huile, le gaz, la vapeur, et dans ce dernier cas ils disent qu’onse servirait d’un tuyau au lieu d'une boîte.

Le 26 mars 1840, MIL Bureau, Brisez et fils, filateurs à Reims , deman-dèrent un brevet de perfectionnement de dix ans qui leur fut délivré le 15juin suivant, pour un caléfactenr ou appareil propre à éviter le torti/lonnagedans la filature de la laine peignée. Leur brevet repose sur l’applicationd’un tuyau mobile, dans lequel passe la vapeur, et placé parallèlemententre les cylindres étireurs et les cylindres à peignes, dans les machines depréparation de la laine peignée. Ce tuyau mobile, sur lequel on fait passerles nappes de laine , permet de placer, au-dessus, des cylindres supérieursqui, de cette sorte, pressent ces nappes très-fortement; elles se trouventainsi chauffées également dans toutes leurs parties.

Enfin un brevet d’invention de dix ans, délivré en 1841 à M. Carbon , apour objet de chauffer par la vapeur les cylindres mêmes de la machine,tels que les cylindres cannelés et les cylindres à peignes.il fond ces organescreux pour y faire entrer de la vapeur, et les nappes ou rubans de laine ysont amenés et passent entre eux comme à l’ordinaire ; ces nappes sontdonc chauffées d’une manière régulière et sans organe additionnel.

A ce sujet quelques explications sont sans doute nécessaires :

Antérieurement aux brevets ci-dessus, il était d’usage de faire subir à lalaine peignée quelques préparations : on réunissait un certain nombre derubans pour les tordre fortement ensemble et les soumettre dans cet étatde torsion à l’action de la vapeur. Cette opération du tortiUonnage et dubruissage avait pour but de redresser les filaments de la laine qui, dans leurétat naturel, se présentent ondulés; mais elle devenait fort coûteuse et il enrésultait en outre des déchets considérables.

C’est alors que des filateurs et des mécaniciens des environs de Reims eurent l’idée de chauffer la laine dans les machines mêmes pour évitercette opération de torlillonnage.

PROCÉDÉ PROPRE A DONNER A TOUTE ESPECE DE BOIS

LA PLUS GRANDE SOUPLESSE,

ET A LEUR FAIRE PRENDRE TOUTES SORTES DE COURBURES ,

PAR M. VAHi-MERTEEN.

On a reconnu, depuis longtemps, que l’on pouvait faire acquérir, àdiverses espèces de bois, une certaine souplesse, soit en les plongeantdans l’eau pendant un certain temps, soit en les soumettant à l’action dela vapeur; mais on n’était pas parvenu à rendre ces bois tellement