PUBLICATION INDUSTRIELLE . 447
sont pas destinées à travailler. Le cylindre est obligé de faire un mouve-ment vertical qu’ils obtiennent de la manière suivante :
Le battant, plaqué en fer dans le bas, est disposé de telle sorte que lesboulons du cylindre ressortent de 12 à 13 millimètres de chaque côté; endehors du battant est placée une lame de fer arrêtée par des tenons, qui lalaissent libre de glisser seulement dans le sens vertical. Au bas de cette lameest une encoche ou un trou propre à recevoir les boulons du cylindre;dans le haut de cette lame est une espèce de tenon qui, lorsque le cylindreest dans sa position ordinaire, doit se trouver parfaitement en face de lavis à patte qui supporte le battant ; ce tenon est à deux fins : il sert d’abordà placer la corde qui fait mouvoir le cylindre ; cette corde passant dans uneperche, vient faire un tour sur un rouleau placé au-dessous de la méca-nique et attaché au brancard, de manière à pouvoir tourner. Au rouleauest également enroulée, en sens inverse, la corde qui correspond au cro-chet réservé pour faire faire le mouvement au cylindre : ce boulon sertégalement à recevoir une corde à boyau ou une chaînette, passant sur unepoulie et venant s’attacher aux planchettes d’en haut et d’en bas, qui sontliées ensemble, de sorte que le cylindre montant fait tomber la planchetteinférieure qui, par ce moyen, lui laisse le passage libre pour fonctionnersur les douze rangs supérieurs. Le cylindre descendant fait monter la plan-chette supérieure , qui lui laisse le passage libre pour fonctionner sur lesdouze rangs d’en bas. Au milieu des lames du battant est un loquet munid’un ressort, qui le tient appuyé contre la lame de fer ; vers le centre decelle-ci est un arrêt qui, lorsque le crochet tire et fait monier le cylindre,vient se placer sur le loquet qui le tient là, pour que le cylindre puisse fonc-tionner dans cette position. Ce loquet est réglé par une vis, au moyen delaquelle on le fait monter ou descendre, de manière à mettre le cylindreparfaitement à sa place, lorsqu’il a fini le tour du dessin. Alors, au moyend’un crochet destiné à cet effet, on retire les loquets, et le cylindre estforcé, par le poids des valets, à reprendre sa position ordinaire. En ré-sumé , les rangs de derrière étant munis d’une double aiguille, toute lapartie gauche sur le devant, au premier tour de dessin, se fait sur lesdouze rangs d’en bas, et jette le dessin à gauche; on le fait monter de sixaiguilles, et, par ce moyen, prendre la place les unes des autres, et onjette à droite la partie du dessin qui était à gauche, et réciproquement àgauche celle qui était à droite.