PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pour cela, on prépare une autre dissolution contenant 5pour 100 de prus-siate de potasse, et l’on ajoute autant èn poids de dissolution qu’on a delaine. Ainsi, par exemple, pour 10 kilogr. de laine, on fera un bain de2,500 kilogr. d’eau et 10 kilog. de dissolution contenant 500 grammes deprussiate. On laisse la laine macérer un jour ou deux ; sur la fin on yajoute une faible quantité d’acide hydrochlorique ; on brasse bien le tout,on retire la laine, on la lave, et l’opération est alors terminée.
La quantité d’eau influe beaucoup sur les couleurs. Dissolvez 5 partiesde persulfate de fer dans 70 d’eau, vous aurez une plus forte colorationpour la môme quantité d’étoffe que si vous ne dissolviez la même dose quedans 5 à 6 grammes d’eau. Il ne faut pas non plus que les dissolutionssoient trop étendues; il n’y aurait plus qu’un simple dépôt à la surface del’étoffe. C’est avec 5 de persulfate de fer et 70 d’eau qu’on a obtenu lesteintes les plus fixes.
Pour rehausser la couleur du coton après le bain de prussiate, on lelaisse simplement dans l’eau acidulée, pendant trois heures. Pour la soie ,après le pied de fer, on passe au savon, et après on acidulé le bain de prus-siate. Après qu’elle est rincée, on la trempe dans l’ammoniaque faiblepour l’aviver. Un inconvénient de cette teinture, c’est que quand le bain defer est exécuté négligemment, l’étoffe conserve une certaine raideur; maisentre des mains habiles, elle donne d’admirables résultats.
Le moyen suivant est d’une exécution plus facile, et par conséquent à laportée de tout le monde. On mordance l’étoffe que l’on veut teindre avecl’oxymuriate d’étain à la température de 60 degrés environ; on rince, etl’on porte dans un bain composé de
Prussiate de potasse. . . . 1,000
Acide tartrique.1,400
Pour que l’étoffe ne se tache pas, il est important que les deux selssoient dissous avant que de passer au bain ; on porte à l’ébullition pendantune heure, plus ou moins, suivant la teinte que l’on veut obtenir. Le bainpeut servir plusieurs fois en produisant des nuances déplus en plus claires.
La laine est rincée d’abord à l’eau, puis ensuite abandonnée une heureou deux dans un mélange de deux parties d'acide muriatique, 1 d’acidenitrique, et 7 d’eau.
Après un nouveau lavage à l’eau pure, elle est propre à être versée dans lecommerce. Les mêmes proportions de prussiate et d’acide tartrique, con-venablement épaissies avec de la gomme ou de la dextrine, peuvent s’ap-pliquer de même par impression ; on fixe à la vapeur, le reste est comme