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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
lantes, qui engrènent avec des saillies de même forme, placées à la surfacedes deux cônes. De cette manière, le contact a toujours lieu, suivant deuxou trois dents à la fois. Sur la circonférence du disque, une garniture métal-lique à ressorts établit le contact avec la surface annulaire, par une dispo-sition analogue à celle des garnitures de piston ordinaire. Des boîtes àétoupes qu’on lubrifie constamment, et dans lesquelles agissent des vis depression, empêchent les fuites de vapeur à la surface des joints sphériques.
En comparant la machine à disque aux machines ordinaires, l’on recon-naît que , dans les circonstances données, la première pourra mériter lapréférence par les qualités suivantes qui lui sont propres :
1° Elle est d’un poids faible, ce qui permet de la déplacer et de la trans-porter facilement et à peu de frais, et rend son usage commode pour lestravaux temporaires d’extraction et d’épuisement ;
2° Elle occupe peu de place ;
3° La grande vitesse qu’elle peut imprimer directement à l’arbre decouche sera , dans beaucoup de cas, très-favorable pour le travail auquelon l’appliquera, et évitera alors l’emploi des roues d’engrenage ;
4° Le prix des machines à disque est très-inférieur à celui des machinesordinaires ; il est de 250 fr. par force de cheval pour les machines sans con-denseur de plus de 10 chevaux de force, et de 500 fr. avec condenseur.
Quant aux frottements que la machine éprouve, ils sont de trois espèces :
1° Celui qui a lieu dans le joint sphérique ;
2° Celui qu’exerce la garniture du disque sur la surface annulaire ;
3° Les frottements qui s’exercent au contact des dents. Si les pertes deforces qui résultent de cette dernière cause et de l’obliquité de l’action dela vapeur par rapport à la direction du mouvement, tendent à faire consi-dérer la machine à disque comme inférieure pour l’économie de la forceaux machines à piston, celles-ci ont de leur côté le désavantage d’occa-sionner d’autres pertes par les changements de direction du mouvement dela tige, par l’espace nuisible que le piston laisse à la fin de chaque course,et par une grande complication nécessaire pour la transmission de la forcemotrice. [Annales des Mines.)
Cette machine est construite par MM. Davies et C ie , à Birmingham .
Nota. On s’occupe aussi beaucoup, en France , des machines rotatives;on voit, depuis quelques années, un grand nombre de brevets demandéspour cet objet ; mais jusqu’à présent, il ne paraît pas qu’on ait réussi d’unemanière satisfaisante. M. Pecqueur, habile mécanicien, qui s’est occupé decette question depuis fort longtemps, en a quelques-unes qui fonctionnent