PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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s’appliquer à toutes les anciennes cardes, et au moyen d’un peigneur derechange, faire alternativement, soit du boudin continu, soit des loquettescontinues, selon que l’on voudra fder plus ou moins fin.
En résumé, cet appareil, ainsi disposé, présente les particularités sui-vantes :
1° Largeur variable des plaques du peigneur, selon que l’on veut obtenirdu boudin ou des loquettes ; plaques de cardes du peigneur à extrémitésdécoupées en biseau pour, dans le croisement et la superposition des bouts,ne former qu’une égale épaisseur au reste du corps desdits;
2° Papillon à mouvement circulaire continu pour détacher les boudinsou loquettes du bas, terminé par un biseau très-prononcé ;
3° Volant à coulisse variable excentrique, pour régler la course du pei-gne détacheur, suivant la hauteur et la largeur des plaques;
4° Système récepteur des boudins ou loquettes ne prenant pas plusd’emplacement par son addition à la carde que celui nécessité par la cardeelle-même, et mouvements distinctifs de va-et-vient des frotteurs;
5° Disposition particulière de la chaîne à augets oscillants ou à bascule,et des bascules à contre-poids, en opposition des tocs ; le déclanchementdes bascules est déterminé par le nombre des boudins ou loquettes quel’on veut obtenir.
Mais le caractère distinctif de cet appareil consiste à obtenir la laine à sasortie du peigneur, soit en boudins, soit en loquettes, qui s’enroulent surun cylindre pour supprimer tout travail manuel, et rivaliser avec succèscontre les boudins à fil uni des cardes américaines.
M. A. Ménage a pris un brevet d’invention et de perfectionnementde dix ans pour les diverses améliorations que nous avons essayé d’énu-mérer.
EXPÉRIENCES SUR UNE TURBINE HYDRAULIQUE
RÉCEMMENT ÉTABLIE
AUX MOULINS DE MONTIGNY-SUR-AVRE , PRÈS TILLIÈRES (EURE ),
PAR MM. GALLON ET FILS, INGÉNIEURS CIVILS HYDRACLICIENS,
Cette turbine est du genre de celles qu’Euler a proposées pour la pre-mière fois dans les mémoires de l’Académie de Berlin (année 1754), etdont Navier a posé la théorie, incomplète à certains égards, dans ses notessur l’Architecture hydraulique de Bélidor ; elle consiste, par conséquent, enune roue annulaire à aubes courbes et à axe vertical, qui reçoit l’eau d'un