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PÜBL1CATI0N INDUSTRIELLE.
l’autre, on est beaucoup moins rigoureux, car d’après la nouvelle ordon-nance qui sans doute ne tardera pas à être mise en vigueur, et qui estdéjà autorisée par MM. les ingénieurs des mines, chargés de la surveillancerelative aux appareils à vapeur, les machines à haute pression peuvent êtremontées dans l’intérieur de Paris , pourvu que l’on se renferme dans lesconditions suivantes :
On peut établir une chaudière à vapeur partout dans une localité quel-conque, habitée et surmontée de plusieurs étages, lorsque le produit duvolume de la chaudière exprimé en mètres cubes par la pression en atmo-sphères ne dépasse pas 3.
Ainsi, une chaudière d’un demi-mètre cube, marchant à 6 atmosphères,serait autorisée, pour être établie sans difficulté, dans une localité quel-conque, parce que le produit 0 m 500 x 6= 3,
I)e même une chaudière d’un mètre cube, à 3 atmosphères, seraitégalement autorisée.
On peut établir une chaudière, et par conséquent une machine à vapeur,dans une localité où il y aurait un atelier au-dessus, pourvu que le pro-duit du volume de cette chaudière en mètres cubes, par la pression enatmosphères, ne dépasse pas 7.
Ainsi, une chaudière de 2 mètres cubes de capacité, fonctionnant à3 1/2 atmosphères, serait dans cette condition.
Dans d’autres cas, on autorise encore des chaudières dont la capacitéen mètres cubes multipliée par la pression en atmosphères ne dépassepas 15.
Ce système, qui est tout à fait favorable à une foule de petites indus-tries, comme celles qui existent dans l’intérieur des grandes villes, rendraévidemment les plus grands services. Il est on ne peut plus rationnel,parce qu’il est évident que les chances de danger d’une chaudière ne sontpas seulement en raison de la pression de la vapeur, mais bien aussi enraison de sa capacité, et qu’ainsi une machine de 10 chevaux, à bassepression, peut causer bien plus de dommage, si elle vient à éclater, que celled’un cheval, qui marcherait à haute pression.
On exige aussi, d’après la nouvelle ordonnance, d’appliquer sur lachaudière un manomètre à air libre, qui indique toujours exactement lapression de la vapeur, et non un manomètre à air comprimé, qui estbien rarement exact. A cet effet, on établit aujourd’hui des tubes en feret des tubes en verre qui sont d’un très-petit diamètre intérieur, ce quipermet d’employer peu de mercure ; ainsi on peut trouver des tubes quin’ont pas plus de 5 à 6 millimètres de diamètre.
Les rondelles fusibles sont totalement supprimées, comme n’étant pasun moyen exact d’éviter les accidents ; mais on exige, par mesure de