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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
elle a du moins le grand mérite, d’un côté, de réduire les frottements, etpar conséquent les pertes de force; et, de l’autre, d’éviter les étrangle-ments de la vapeur, et par suite les diminutions de pression, en ouvranttoujours les orifices d’introduction au degré voulu, et en les fermantpresque instantanément pour opérer la détente, comme aussi d’éviter lescontre-pressions, à la sortie, en ouvrant de môme les ouvertures d’échap-pement le plus largement possible et avec une grande rapidité.
Une application récente de ce système a été faite au gros marteau-pilonde MM. Petin et Gaudet, à Rive-de-Gier , pour forger les plus fortes pièces,et permet de les manœuvrer avec la plus grande facilité et sans effort.
Le constructeur a également fait à sa machine l’application d’un méca-nisme de changement de marche, qui n’est autre, du reste, que celui de lacoulisse dite de Stéphenson , que nous avons vue pour la première fois ap-pliquée aux machines locomotives (Voir 3 e vol.).
Cette machine horizontale, que l’auteur a bien voulu nous communiquer,a été construite pour le service d’extraction d’une mine; elle est à détentevariable à la main, afin de permettre d’augmenter la puissance du moteuravec la profondeur des travaux.
DESCRIPTION DE IA MACHINE REPRÉSENTÉE PAR LES FIG. 1 A fl DE LA PL. 2.
La fig. 1 est une élévation extérieure de la machine du côté des piècesde la distribution ;
La fig. 2 en est une projection horizontale également extérieure ;
La fig. 3 est un détail du cylindre, avec le compartiment des soupapes ensection verticale suivant Sa ligne 1-2 de la fig. 2;
La fig. 4 est une section transversale du cylindre tout monté, suivant laligne 3-4 des fig. 1 et 2.
Cylindre et boîtes de distribution. — Le cylindre A est fondu avecdeux boîtes B, dont la forme extérieure est cylindrique, suivant la naturemême des organes qu’elles renferment. Ces deux boîtes sont identiquesl’une à l’autre et correspondent, par leur position respective et leurs fonc-tions, aux deux positions extrêmes du piston moteur. Elles sont diviséesdans le sens vertical en trois compartiments distincts : a, b et c. Les com-partiments supérieurs a communiquent constamment ensemble par un ca-nal C, fondu de la même pièce que le cylindre, et par lequel leur arrive lavapeur issue du générateur. Ceux intermédiaires b sont mis en rapport parle jeu des soupapes, alternativement avec les compartiments inférieurs etsupérieurs a et c, mais communiquent toujours avec l’intérieur du cylindre.Enfin, les compartiments inférieurs c se réunissent au canal D, par lequels’effectue l’échappement de la vapeur, après qu’elle a terminé son actionmotrice sur le piston.
L’admission permanente de la vapeur dans le canal C se règle néanmoinspar une soupape E, surmontée d’une tige filetée à manivelle d, et que l’on