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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
le balancier à vis, avantage consistant en ce que la pièce portant la ma-trice mobile n’a point un mouvement à point fixe qui produit plus ou moinsde pression sur l’objet à emboutir, en raison de son épaisseur, mais nefait, au contraire, que la pression qui aura été déterminée d’avance ; n’im-porte à quel point de la course, elle rencontre la pièce sur laquelle elledoit produire son effet.
Cette faculté met la machine à l’abri des cas de rupture et de toute irré-gularité dans la fabrication.
C’est sur le principe posé ci-dessus que MM. Guillemin fils et Minaryont construit le marteau-pilon hydraulique à ressort d’air, que nous avonsreprésenté planche 24 et décrit dans la 6 e livraison du 10 e volume de ceRecueil.
En continuant, par ordre de date, l’examen des brevets pris pour l’em-boutissage des métaux, nous arrivons à la demande faite par MM. Karcheret Westermann, le 17 mars 1852, pour une machine à emboutir la tôle.
C’est cette machine que nous avons représentée en détail, par les fig. 1à 4 de la pl. 6 ; nous en donnerons plus loin la description complète ; nousnous contenterons ici d’examiner le principe sur lequel elle repose. Ceprincipe est celui de l’emboutissage par pression, comme dans les machinesde M. Palmer, tandis que, dans les systèmes de MM. Japy fils, Japy frèreset Lalance, et Guillemin et Minary, l’emboutissage, comme on a puvoir, s’effectue par percussion. On retrouve aussi, dans le procédé deMM. Karcher et Westermann, la plaque de pression qui retient la pièce àemboutir par ses bords pendant le travail du poinçon. Cette plaque estactionnée par l’arbre principal de la machine , au moyen de cammesqui agissent conjointement avec l’excentrique commandant le pistonemboutisseur, mais à des instants différents, de façon à maintenir la piècedurant tout le temps de la descente de ce poinçon dans la matrice et àla laisser libre pendant son ascension.
Le brevet qui vient immédiatement après la demande de MM. Karcheret Westerman est celui de M. Iléthérington, en date du 25 septembre 1852.Ce brevet, dont M. Rémond, de Rirmingham, est propriétaire, et auquel il aajouté trois certificats d’addition, est un des plus complets et des plus étu-diés que nous ayons examinés; il a pour titre : Perfectionnement dans lesmachines et appareils servant à estamper et emboutir les métaux et à leurdonner diverses formes.
Sur les dessins qui accompagnent la demande du brevet principal, lamachine se compose, en principe, d’une matrice dont la partie supérieureest évasée de manière à recevoir une bague en forme de tronc de cône, etpercée en son milieu pour laisser passer le poinçon emboutisseur.
On place sur la matrice l’objet à emboutir, découpé en forme de ron-delle, puis au-dessus la bague et le poinçon, qui sont disposés de manièreà correspondre exactement à l’ouverture de la matrice. On agit d’abordsur la bague, à l’aide d’une vis, d’un balancier, d’un mouton ou de toute