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Tome onzième
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MACHINES A PEIGNER .

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gage la première, qui a été introduite par louvrier chargé dalimenter lamachine, et qui est restée appuyée contre le heurtoir q.

Il est aisé de concevoir que ce heurtoir doit se soulever dès que le ba-lancier dont il sagit commence à accomplir ce mouvement rétrograde; àcet effet, la règle mobile p est terminée par un toc à charnière p' qui, danslavancement du système vers la gauche (Og. 3), sappuie sur la surface encoin de la bascule t et vient sengager dans lencoche ménagée près larti-culation de cette dernière. Comme cette bascule est reliée par la tringle l'au levier à équerre q', fixé lui-même au petit axe du heurtoir q, celui-ciest nécessairement soulevé au départ du balancier et de son système versla droite, par leffet de la bascule t, que le toc p' force à sabaisser en sedégageant.

Ainsi, pour résumer les fonctions spéciales de cet ingénieux mécanismedes pinces, nous dirons que chaque camme du grand excentrique II apour but lélévation du chariot, dans des conditions différentes :

Les n° s 1 et 3, qui correspondent à la marche du balancier S', ont poureffet de permettre le transport rectiligne des pinces dune série de peignessur lautre ;

Tandis que les n os 2 et 4, correspondant à la marche du balancier S, per-mettent aux pinces leur mouvement semi-circulaire, qui seffectue alter-nativement à droite et à gauche.

On remarquera que les n°" 2 et 4 sont plus longs que les deux autres, afinque le chariot sélève un peu plus haut, pour éviter la rupture des fibresqui, sans cela, se croiseraient dans les peignes lors du changement de facedes pinces.

Comme on le voit par le dessin, à chaque révolution de larbre g il se fait4 opérations bien distinctes :

La l re , introduction des pinces sur les séries de peignes ;

La 2 e , rotation de celles-ci pour changer la face du peignage de gaucheà droite ;

La 3 e , avancement des pinces comme la première fois;

Et enfin la 4 e , rotation des pinces de droite à gauche.

Tous ces mouvements sont alternatifs et intermittents.

Une telle disposition est bien plus rationnelle, comme nous l'avons diten commençant, que celle des autres machines analogues, car chaque pinceest indépendante de ses voisines : elie est transportée sur chaque série depeignes isolément par la crémaillère à rochels U. Chaque mouvement dubalancier V entraîne séparément chacune des pinces qui se trouvent enga-gées dans les rochets V.

Ces pinces ne peuvent rétrograder dans le mouvement de retour de lacrémaillère, parce quelles en seraient empêchées par les heurtoirs x,disposés de manière à se soulever chaque fois quelles viennent sengagerdans les entailles des pignons O. La crémaillère U porte à son extrémité unrochet à ressort Y', qui laisse introduire la pince apportée par louvrier.