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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
reeu'ées de l'Europe , que les Anglais ouvrent le Palais de Cristal . C’est au milieu despéripéties d’une grande guerre que s’est ouverte et développée l’Exposition française.Il a fallu, dans une deuxième Exposition universelle, doubler l’espace, et l’Empereura pu voir que cette énorme augmentation est loin d’avoir répondu à toutes les néces-sités. Les Expositions universelles sont donc réellement entrées dans les habitudesde l’industrie européenne.
CONSÉQUENCES DES EXPOSITIONS UNIVERSELLES.
Il faut se féliciter de ce fait, qui est une manifestation de notre civilisation et affirmecette vérité, qu’une nation ne forme point un tout isolé, mais que tous les peuplestendeni à être unis, au point de vue industriel, par un lien de solidarité. Chaque con-trée est douée d’une production naturelle ou spéciale, qui lui assigne une place par-ticulière dans le travail humain et la rend utile à toutes les autres. Les échangesinternationaux sont une nécessité dont il faut faciliter le développement. Ces Expo-sitions contribueront à la rapide propagation de cette vérité, que l’on doit, fout enménageant les transitions et les changements trop brusques, marcher à la véritableorganisation industrielle et commerciale du monde, à celle qui nous vient de la Pro-vidence, et qui consiste à laisser chaque groupe de la grande famille humaine sedévelopper dans la branche de travail à laquelle le destinent son climat, son sol, sesrichesses minérales, ses voies de communication, son tempérament et son génienational. C’est ce dont on peut s’assurer en jetant les regards sur l’ensemble desévénements contemporains. Depuis l’Exposition universelle de 1851, les gouverne-ments ont tous fait subir des remaniements plus ou moins importants à leurs tarifsdouaniers.
11 doit sortir de ce mouvement qui entraîne les sociétés un bon résultat. Lespeuples se connaissaient mal. L’ignorance réciproque rendait les malentendus faciles.La fréquence des rapports, le mouvement des échanges, la solidarité des transac-tions, modifieront cet état de choses. En se voyant de plus près et plus souvent, laconscience s’éclaire, le sentiment local, qui nourrit le préjugé, s’affaiblit; l’espritphilosophique se développe.
Les Expositions universelles font partie de ce vaste progrès économique auquelappartiennent les voies ferrées, les télégraphes électriques, la navigation à vapeur, lespercements d’isthmes, tous les grands travaux publics, et qui doit amener un accrois-sement de bien-être moral, c’est-à-dire piusde liberté, en même temps qu’une augmen-tation de bien-être matériel, c’est-à-dire plus d’aisance au profit du grand nombre.
Ces grandes solennités mettent en rapport tous les savants du globe. Que les juryssoient conservés dans leur organisation actuelle, ou qu’on leur fasse subir une trans-formation que je crois nécessaire, il n’en est pas moins certain que ces corps, formésd'hommes d élité, sont de véritables conciles dans lesquels se discutent les questionsles plus ardues et s’agitent les problèmes les plus difficiles de l’ordre matériel. A cecontact de tous les jours, à ces études en commun, à ces discussions fréquentes, ilest impossible que les hommes qui composent ces réunions ne gagnent pas en forceet en lumières. Les avis peuvent, en effet, être partagés sur l’utilité des réunionsd’hommes destinées à aboutir à l’action ; mais ils ne sauraient l’être quand il s’agitd’étudier et d’élaborer les idées. L’action gagne à être concentrée, mais c’est aprèsune large et libre discussion en commun.
Les Expositions, collections d’expériences et de faits, ouvrent la voie aux perfec-tionnements. Que de difficultés réputées inextricables avant elles paraissent devoir