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Tome onzième
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MACHINES A VAPEUR LOCOMOBILES.

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Aussitôt que les branches antérieures sont abaissées, les tourillons glis-sent vers les roues du chariot, sur des fers méplats huilés qui garnissent ledessus des branches de derrière et viennent sarrêter dans les deux cro-chets rectangulaires qui sont au-dessus du centre des roues. On passe unebroche verticale dans les extrémités de ces crochets pour empêcher lestourillons de ressortir, et bon peut conduire lon veut avec un seulcheval attelé au chariot.

La vitesse normale de larbre moteur, pour la force de 5 chevaux, est de250 révolutions par minute.

La pression de la vapeur dans la chaudière est de 6 atmosphères.

Le poids de cette machine est de 1,200 kilog., soit 240 kilog. parforce de cheval.

Cette légèreté est un premier avantage au point de vue du transport etde la pose sur les échafaudages ou dans les travaux de chantier.

La consommation de houille est de 3 à 4 kilog. par heure et par forcede cheval. Consommation que lon peut réduire si lon entoure la chau-dière dune enveloppe en bois et dautres matières non conductrices de lachaleur.

Le prix de la machine est diminué dans le rapport de son poids. Il peutêtre estimé, dune manière générale, à 25 p. 0/0 au-dessous du prixdes locomobiles de même force, système horizontal, de telle sorte que siune locomobile ordinaire de 5 chevaux coûte 5,000 fr., la locomobile ver-ticale nen coûtera que 4,000 ou même 3,500.

LOCOMOBILES DE M. DUVOIR, INGÉNIEUR-MÉCANICIEN A LIANCOURT (OISE ).

M. Duvoir soccupe depuis longtemps, comme on sait, de la construc-tion des machines à battre le blé, et on peut presque dire quil est le créa-teur de ces sortes dappareils, par la bonne disposition quil a su donnerà toutes les pièces, et par les perfectionnements successifs quil leur afait subir; aussi il en a livré jusquà 50 à 60 par mois.

Pour mettre en mouvement ses machines à battre, M. Duvoir, commetous les mécaniciens qui font une spécialité de ces appareils, livre avecelles des manèges très-bien disposés qui permettent aux cultivateurs dem-ployer leurs chevaux.

En outre de ces manèges, et depuis quelques années déjà, ce construc-teur, qui a considérablement agrandi ses magnifiques ateliers de Lian-court , livre non-seulement pour le service de lagriculture, mais encorepour toute espèce dindustrie spéciale, des machines à vapeur fixes et deslocomobiles pour lesquelles il sest fait breveter en 1856.

Nous avons déjà parlé de ses machines fixes et de ses batteuses dansle Génie industriel (vol. xm); nous ne nous occuperons dans cet articleque de ses locomobiles et des particularités quelles présentent.