MACHINES A VAPEUR LOCOMOBILES.
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Aussitôt que les branches antérieures sont abaissées, les tourillons glis-sent vers les roues du chariot, sur des fers méplats huilés qui garnissent ledessus des branches de derrière et viennent s’arrêter dans les deux cro-chets rectangulaires qui sont au-dessus du centre des roues. On passe unebroche verticale dans les extrémités de ces crochets pour empêcher lestourillons de ressortir, et bon peut conduire où l’on veut avec un seulcheval attelé au chariot.
La vitesse normale de l’arbre moteur, pour la force de 5 chevaux, est de250 révolutions par minute.
La pression de la vapeur dans la chaudière est de 6 atmosphères.
Le poids de cette machine est de 1,200 kilog., soit 240 kilog. parforce de cheval.
Cette légèreté est un premier avantage au point de vue du transport etde la pose sur les échafaudages ou dans les travaux de chantier.
La consommation de houille est de 3 à 4 kilog. par heure et par forcede cheval. Consommation que l’on peut réduire si l’on entoure la chau-dière d’une enveloppe en bois et d’autres matières non conductrices de lachaleur.
Le prix de la machine est diminué dans le rapport de son poids. Il peutêtre estimé, d’une manière générale, à 25 p. 0/0 au-dessous du prixdes locomobiles de même force, système horizontal, de telle sorte que siune locomobile ordinaire de 5 chevaux coûte 5,000 fr., la locomobile ver-ticale n’en coûtera que 4,000 ou même 3,500.
M. Duvoir s’occupe depuis longtemps, comme on sait, de la construc-tion des machines à battre le blé, et on peut presque dire qu’il est le créa-teur de ces sortes d’appareils, par la bonne disposition qu’il a su donnerà toutes les pièces, et par les perfectionnements successifs qu’il leur afait subir; aussi il en a livré jusqu’à 50 à 60 par mois.
Pour mettre en mouvement ses machines à battre, M. Duvoir, commetous les mécaniciens qui font une spécialité de ces appareils, livre avecelles des manèges très-bien disposés qui permettent aux cultivateurs d’em-ployer leurs chevaux.
En outre de ces manèges, et depuis quelques années déjà, ce construc-teur, qui a considérablement agrandi ses magnifiques ateliers de Lian-court , livre non-seulement pour le service de l’agriculture, mais encorepour toute espèce d’industrie spéciale, des machines à vapeur fixes et deslocomobiles pour lesquelles il s’est fait breveter en 1856.
Nous avons déjà parlé de ses machines fixes et de ses batteuses dansle Génie industriel (vol. xm); nous ne nous occuperons dans cet articleque de ses locomobiles et des particularités qu’elles présentent.