MACHINES A VAPEUR LOCOMOBILES. 155
la ligne 3-4 de la fig. % de la chambre ou réservoir de vapeur fondu avecle cylindre et le canal d’admission et de sortie de la vapeur.
La fig. 6 indique en section, perpendiculaire à la précédente, les valvesd’admission de la vapeur dans le cylindre.
La fig. 7 est une section horizontale faite suivant la ligne 5-6 du cylindreet de la distribution.
Dispositions générales. — La chaudière de cette locomobile se com-pose d’un corps cylindrique en tôle A, dans lequel sont disposés des tubesen laiton B (fig. 4), qui débouchent dans la boîte à fumée A', placée àl’extrémité de la chaudière.
Cette boîte est surmontée de la cheminée C qui est divisée en deuxpièces assemblées à charnières au point <?, afin de permettre de coucherhorizontalement la partie supérieure C'. A cet effet, un croissant d estfixé sur le dôme de la chambre de prise de vapeur D ; il reçoit la cheminée,comme l’indique la fig. 1, quand on veut déplacer la machine.
Le corps cylindrique A de la chaudière est réuni au moyen d’une cor-nière a avec une capacité A 2 , d’un diamètre plus grand que lui et placéeun peu excentriquement à son centre.
Cette capacité est garnie d’un gros tube qui sert de foyer et qui, à ceteffet, reçoit la grille. Une des extrémités de ce foyer est formée, commedans les machines locomotives, par une plaque percée, dans laquelle lestubes conducteurs de la fumée sont ajustés, tandis que l’autre extrémitéest terminée par un disque en fonte E, percé de deux ouvertures, l’uneest fermée par la porte en fonte E', l’autre e est libre, pour laisser cir-culer au-dessous de la grille l’air nécessaire à la combustion.
Par le fait de cette disposition, il reste donc autour du foyer un espaceannulaire qui est en communication avec la chaudière proprement dite A,de sorte que pour chauffer l’eau, et par suite produire la vapeur, on uti-lise à la fois le rayonnement direct du foyer et le passage des produits dela combustion dans les tubes.
Le disque en fonte E est garni du niveau d’eau i et des deux robinetsd’épreuves placés l’un en contre-bas de l’autre pour vérifier la hauteurde l’eau dans la chaudière, dans le cas de non-indication du niveau d’eau.
La chambre de prise de vapeur D est munie des autres appareils desûreté; sur le côté qui fait face au chauffeur est placé le manomètre in-dicateur de pression k, et sur le sommet, la soupape de sûreté j dontl’extrémité du levier est réunie à une sorte de balance à ressort y quiremplace avantageusement, surtout pour les machines locomobiles, lecontre poids employé le plus ordinairement.
L’ensemble de la chaudière comprenant la boîte à fumée surmontéede sa cheminée, son foyer, la prise de vapeur et les différents organes dela machine à vapeur proprement dite, est monté à l’arrière sur deuxgrandes roues F, mobiles avec des boîtes ordinaires sur un essieu fixe /qui épouse une partie de la circonférence du corps cylindrique A 2 , sur