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Tome onzième
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POJBLICATION 1NDÜSTB1ELLE.

importance ne permettent pas de soumettre à la machine à poinçonner, ou bien en-core, quand elles ont subi un travail de forge altérant leur résistance.

La machine la plus employée est la machine à excentrique, construite sur lemême principe que celle que nous donnons pl. 12; seulement elle est indépendantede la cisaille, les dimensions sont plus considérables et la disposition de la com-mande est modifiée ; un embrayage permet toujours dinterrompre à volonté le jeudu porte-poinçon, indépendamment de larbre qui reçoit la puissance motrice.

Lorsque la division des trous no doit pas être faite par la machine elle-même, etqu'ils sont préalablement tracés, des hommes de peine apportent la tôle sous la ma-chine à poinçonner, placent, après quelques tâtonnements, le centre du trou àpercer sous le poinçon, et lorsque louvrier poinçonneur juge quil est exactement enplace, ii commande lembrayage, et le poinçon traverse la tôle.

Une disposition employée très-généralement, et qui permet dobtenir une grandeexactitude dans ce mode de perçage, consiste à donner au poinçon un mouvementailernatif continu, de telle sorte quil ne fasse quappuyer sur la tôle dans sa des-cente et ne la traverse que quand on embraie.

Le mode de perçage que nous venons de décrire ne semploie, dans les construc-tions importantes, que pour les pièces de faibles dimensions. Nous avons dit plushaut que les trous des tôles et des fers de grandes dimensions étaient divisés etpercés simultanément. Plusieurs dispositions permettent darriver à ce résultat ; elle 3peuvent être même considérablement modifiées dans leur application, mais le prin-cipe sera toujours le même.

Chariot diviseur. Si lon suppose quune tôle soit fixée sur un chariot avecla moitié de sa largeur en porte-à-faux, et que le chariot puisse prendre un mouve-ment de translation, de telle sorte que le centre du poinçon se trouve toujours surla ligne des centres des trous à poinçonner, on concevra sans peine que, sil sagit depercer une rangée de trous sur cette ligne, il suffira de donner au chariot un mou-vement intermittent réglé, soit par une crémaillère, dont le pas serait exactementégal à la distance des trous, soit par tout autre moyen de division.

En fixant alors cette tôle sous la machine à poinçonner, le chariot avance duncran dans lintervalle pendant lequel le poinçon a abandonné la tôle ; on voit quuntrou se trouve percé avec une grande rapidité et une exactitude quon peut rendrerigoureuse, en apportant quelque soin à la construction de lappareil.

Les rangées de trous dans le sens de la largeur de la tôle, nexigeant quun faibledéplacement du poinçon, pourront être percés en donnant au poinçon lui-même unmouvement de translation en le réglant, comme celui du chariot, par lapplicationdu même principe; la combinaison des mouvements du chariot et du poinçon per-mettra , en outre, de percer une rangée de trous servant telle loi quon se seraimposée.

Lexemple que nous prenons dun chariot mobile pour le perçage de rangées lon-gitudinales de trous na rien dabsolu, et ce nest probablement pas la meilleuredisposition; celle dans laquelle la machine à poinçonner serait mobile dans les deuxsens perpendiculaires, et opérerait sur une tôle fixe, présenterait lavantage doccu-per moins de place, permettrait lemploi de moyens mécaniques très-simples pour,lamanœuvre des tôles, et apporterait sans doute plus de précision dans le perçage.

Considérations générales. Le résultat quil importe ie plus dobtenir dans leperçage est une exactitude parfaite dans la distance des trous et leur dispositionrectiligne ; lorsque cette condition nest pas remplie , le moulage présente do