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POJBLICATION 1NDÜSTB1ELLE.
importance ne permettent pas de soumettre à la machine à poinçonner, ou bien en-core, quand elles ont subi un travail de forge altérant leur résistance.
La machine la plus employée est la machine à excentrique, construite sur lemême principe que celle que nous donnons pl. 12; seulement elle est indépendantede la cisaille, les dimensions sont plus considérables et la disposition de la com-mande est modifiée ; un embrayage permet toujours d’interrompre à volonté le jeudu porte-poinçon, indépendamment de l’arbre qui reçoit la puissance motrice.
Lorsque la division des trous no doit pas être faite par la machine elle-même, etqu'ils sont préalablement tracés, des hommes de peine apportent la tôle sous la ma-chine à poinçonner, placent, après quelques tâtonnements, le centre du trou àpercer sous le poinçon, et lorsque l’ouvrier poinçonneur juge qu’il est exactement enplace, ii commande l’embrayage, et le poinçon traverse la tôle.
Une disposition employée très-généralement, et qui permet d’obtenir une grandeexactitude dans ce mode de perçage, consiste à donner au poinçon un mouvementailernatif continu, de telle sorte qu’il ne fasse qu’appuyer sur la tôle dans sa des-cente et ne la traverse que quand on embraie.
Le mode de perçage que nous venons de décrire ne s’emploie, dans les construc-tions importantes, que pour les pièces de faibles dimensions. Nous avons dit plushaut que les trous des tôles et des fers de grandes dimensions étaient divisés etpercés simultanément. Plusieurs dispositions permettent d’arriver à ce résultat ; elle 3peuvent être même considérablement modifiées dans leur application, mais le prin-cipe sera toujours le même.
Chariot diviseur. — Si l’on suppose qu’une tôle soit fixée sur un chariot avecla moitié de sa largeur en porte-à-faux, et que le chariot puisse prendre un mouve-ment de translation, de telle sorte que le centre du poinçon se trouve toujours surla ligne des centres des trous à poinçonner, on concevra sans peine que, s’il s’agit depercer une rangée de trous sur cette ligne, il suffira de donner au chariot un mou-vement intermittent réglé, soit par une crémaillère, dont le pas serait exactementégal à la distance des trous, soit par tout autre moyen de division.
En fixant alors cette tôle sous la machine à poinçonner, le chariot avance d’uncran dans l’intervalle pendant lequel le poinçon a abandonné la tôle ; on voit qu’untrou se trouve percé avec une grande rapidité et une exactitude qu’on peut rendrerigoureuse, en apportant quelque soin à la construction de l’appareil.
Les rangées de trous dans le sens de la largeur de la tôle, n’exigeant qu’un faibledéplacement du poinçon, pourront être percés en donnant au poinçon lui-même unmouvement de translation en le réglant, comme celui du chariot, par l’applicationdu même principe; la combinaison des mouvements du chariot et du poinçon per-mettra , en outre, de percer une rangée de trous servant telle loi qu’on se seraimposée.
L’exemple que nous prenons d’un chariot mobile pour le perçage de rangées lon-gitudinales de trous n’a rien d’absolu, et ce n’est probablement pas la meilleuredisposition; celle dans laquelle la machine à poinçonner serait mobile dans les deuxsens perpendiculaires, et opérerait sur une tôle fixe, présenterait l’avantage d’occu-per moins de place, permettrait l’emploi de moyens mécaniques très-simples pour,lamanœuvre des tôles, et apporterait sans doute plus de précision dans le perçage.
Considérations générales. — Le résultat qu’il importe ie plus d’obtenir dans leperçage est une exactitude parfaite dans la distance des trous et leur dispositionrectiligne ; lorsque cette condition n’est pas remplie , le moulage présente do