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Tome onzième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

rigidité; elle laisse croûter la houille dont les gaz sont toujours très-oxy-dants , et livre ainsi passage à des courants d'air qui renversent touteléconomie du chauffage.

Cependant il est impossible de brûler la houille sans vaporiser leau quisy trouve, à létat libre, en plus ou moins grande quantité, et qui dailleursprovient inévitablement de la combustion de lhydrogène. Dans les fourssurbaissés qui chauffent par la voie latente et très-peu par rayonnement,les gaz qui contiennent lair libre lâché en excès par la grille, et, la vapeurdeau qui se décompose spontanément sur le fer chaud, oxydent les paquetssur toutes les faces de ces mises, qui ne peuvent être assez bien juxta-posées pour empêcher le passage du gaz. Bientôt, en effet, le fer, ainsichauffé, se couvre dune couche doxyde qui diminue sa conductibilitépour le calorique.

Parvenu à la température rouge cerise clair, loxyde de fer, ainsi formé,fond, tombe et roule sur la sole dont il décompose le sable, en se combi-binant avec la silice pour former le silicate de fer.

Détériorer la sole, paralyser son rayonnement, faire languir le chauf-fage, augmenter la consommation du combustible et produire des déchetsexcessifs, voilà tout ce quil convient dattribuer au prétendu laitier dont laroutine vante lefficacité.

Si, en se suroxydant ainsi, le fer chauffait bien, sa qualité serait aumoins conservée; mais il nen est pas ainsi, car loxyde agit comme silétait prédisposé pour soustraire le métal malléable à l'action du caloriquequil repousse, parce quil est mauvais conducteur et quil absorbe à létatde combinaison chimique pour se constituer, et, à létat latent, pour seliquéfier.

Tel est leffet de ces causes de répulsion, de déviation et dabsorptionde la chaleur dans les fours à souder, que le fer peut y paraître fondant,alors quil nest pas même intérieurement au rouge cerise.

Loxydation des mises superposées sur toutes leurs surfaces, doit êtreconsidérée comme étant la cause permanente des vices de soudure qui seremarquent dans la tôle forte.

En effet, les mises superposées pour former les trousses, retiennentloxyde, qui est seulement expulsé lorsque ces mises ont été compriméessur toutes leurs surfaces par le marteau cingleur, ou par les trois premiè-res cannelures des cylindres dégrossisseurs ; mais le fer, qui nétait pasmême assez chaud en sortant du four, ne peut pas être réellement soudépar ces opérations, qui lui laissent encore le temps suffisant pour se refroi-dir, il est seulement juxtaposé.

Loxydation du fer dans les anciens fours à souder, peut être justementconsidérée comme leur principale raison dêtre, et comme une nécessitépratique.

La combustion de la houille ne peut, en effet, porter que lentement etdifficilement ces appareils à la température de 1500 ; cest donc seule-