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Tome onzième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

que les barreaux au Heu dêtre carrés sont dune forme particulière et àsection très-élevée, de telle sorte quils ne séchauffent pas et ne sont ja-mais susceptibles de brûler.

Les flammes et les gaz qui se dégagent du foyer C, quand le four est enmarche, passent en-dessus de lautel D, en suivant la voûte oblique E quiest entièrement construite en briques réfractaires.

Les cendres et les escarbilles tombent dans le cendrier F, qui est àjour et au besoin fermé sur le devant par des portes en tôle ou en fonte.

On introduit le combustible dans le foyer, et on létale sur la grille parlouverture latérale G, qui est plus large à lentrée, et que lon ferme éga-lement par une porte en fonte.

Les rondelles de métal R, qui doivent former les bandages, sont introdui-tes par la grande ouverture du milieu H, et rangées les unes près des autressur la sole I du four, elles reçoivent laction de la flamme et de lairchaud; on les en retire successivement au furet à mesure quelles ontacquis la température nécessaire correspondante au blanc soudant.

Pendant le chauffage, louverture H est fermée par un registre ou uneporte en tôle à bascule, au milieu de laquelle on a ménagé un orifice quisert de regard, afin de vérifier létat du feu dans lintérieur. Cet orifice seferme par un tampon ou une simple brique.

Toute la maçonnerie du four est en briques et lextérieur est consolidépar des plaques en fonte à nervures K, qui sont appliquées contre le mas-sif et reliées à la partie supérieure par des boulons à clavettes J.

La flamme et les gaz séchappent par le canal L qui, avant de les rendreà la cheminée, les conduit dans des carneaux spéciaux, afin de chauffer lesparois dune chaudière à vapeur, et d'utiliser ainsi une grande partie delénorme quantité de chaleur quils contiennent encore ; ce qui est dunegrande importance dans les usines à fer, parce qualors on peut faire mar-cher sans augmentation sensible de dépense de combustible, soit lesmarteaux-pilons soit les moteurs à vapeur.

Pans les forges dAbainville, construite par M. E. Flachat , on a constatépar expérience que les chaudières à bouilleurs appliquées aux fours à ré-chauffer ont des résultats très-remarquables.

Ainsi, deux appareils de 79 mètres carrés de surface de chauffe totale,placés à la suite de deux fours brûlant ensemble 212 kilog. de houille parheure sur des grilles de 0 m2 75 de section chacune, ont rendu 13 k 45 devapeur par kilogramme de houille, cest-à-dire autant que lon en obtientavec des chaudières à chauffe directe ; on voit, par cet exemple, quenemployant une bonne machine, un four à réchauffer donne facilement uneforce effective de 30 chevaux (T).

(I) Traité de la fabrication [de la fonte et du fer, par MIL E- Flachat, A. Barraull et J. Peliet,ingénieurs à Paris .