ÉPURATION DE TA HOUILLE.
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rête à une hauteur moindre que les autres, et une vanne n, qui y estappliquée et dont on peut faire varier la hauteur, permet de régler àvolonté le départ du charbon, comme nous l’expliquerons plus loin.
Un châssis ou grille en fonte m m' est solidement fixée dans l’intérieurdu bac sur un cadre en fer rivé aux faces verticales. Cette grille a unelégère inclinaison (3 pour 100 environ ) de m vers m'; elle est recouverted’une plaque perforée en cuivre (supposée enlevée sur le dessin) retenueaux châssis par des agrafes à boulons faciles à remplacer. Le diamètredes trous de la plaque perforée varie, suivant la grosseur des matièresamenées dans le bac, entre 1 et 3 millimètres.
Une traverse en forte tôle M' (fig. 1 et 7) est fixée à une petite hauteurau-dessus du châssis ; elle sert de cloison de séparation aux matières du bac,et c’est contre elle qu’est fixée une vanne n, qui peut intercepter à volontél’ouverture sous la traverse.
Une contre-vanne N'est établie à l’extrémité du châssis; en la relevant,on forme un barrage de hauteur variable pouvant arrêter les matièresentre la vanne et la contre-vanne.
Pour obtenir un bon travail dans le bac, il importe beaucoup que l'eaude l’intérieur sous la plaque perforée soit toujours aussi propre que pos-sible, les matières terreuses aspirées, restant en suspension, tendent sanscesse à la troubler et finiraient par produire une boue assez épaisse pourqu’un bon service soit difficile. C’est pour obvier à cet inconvénient quel’on a donné au bac une profondeur assez considérable, afin de former uneespèce de puisard où les matières boueuses viennent se déposer dans uneeau tranquille, hors de l’agitation occasionnée par le mouvement du pis-ton Q, mobile dans le cylindre L.
Le dépôt qui se forme dans le puisard est évacué en marche par l’ou-verture de la vanne o (fig. 1), placée à la partie inférieure. Cette vanne estréunie à un levier à poignée o' qui a son point fixe sous le fond de la capa-cité L ’ fondue avec la plaque R', de sorte qu’il suffit d’agir sur ce levier, enle tirant à soi, pour ouvrir la vanne. Une porte Q' montée à charnière etfermée par une traverse et une vis, comme les tampons autoclaves destrous d’homme, bouche une ouverture rectangulaire réservée pour le casde réparations intérieures, sans avoir à enlever le châssis.
Mais indépendamment de ces dispositions très-efficaces, il est bon derenouveler l’eau du bac par l’introduction d’un courant constant. Ce cou-rant est amené de la pompe R par le tuyau r, qui débouche dans l’intérieurdu cylindre L. Lorsqu’on travaille par entrainement du charbon à l’aidede l’eau, le courant introduit dans le bac par, le tuyau r peut être assezf°ct; il remplit alors un triple but : l’entraînement du charbon à la surface,la clarification de l’eau dans le bac par renouvellement, et la réductiondans l’effet de l’aspiration.
L effet du piston Q, comme nous le verrons plus loin, est de répandresans cesse les matières du bac en couches horizontales sur la grille m et