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poche ou réservoir N, d’où on les fait sortir en ouvrant une vanne qui fermele conduit N 2 . Pressés par la colonne d’eau supérieure, ils glissent avec unpetit mélange d’eau sur le plan incliné N’, qui peut être percé de trousfins; l’eau se sépare et le schiste seul tombe directement dans le wagonde décharge. Ainsi, par cet agencement, la séparation des matières schis-teuses est opérée d’une manière continue, sans arrêt et toujours en pro-portion de l’arrivée.
Le charbon arrivant dans le bac près de la vanne doit sortir du côtéopposé, en passant en dessus de la vanne N'.
L’action du piston tendant sans cesse à égaliser les matières dans le bacpar couches horizontales, si on suppose la face antérieure du bac en con-tre-bas du niveau de l’eau, et celle-ci retenue par l’auge S placée à l’avant,les matières de la surface s’écouleront dans cette auge par-dessus la vanneN', en proportion de l’arrivée, et le déversement du charbon par la surfaces’opérera aussi d'une manière continue.
Nous avons vu que le travail avait lieu sous l’action des oscillations ver-ticales produites par le piston ; il convient d’examiner plus en détail leseffets obtenus.
La hauteur à laquelle le cylindre L débouche dans le bac n’est pas indif-férente. Lorsque la distance à la plaque perforée est trop faible, l’actiondu piston se fait sentir d’une manière inégale ; elle est plus puissante prèsdu cylindre que du côté opposé; il convient donc d’abaisser le point dejonction ou d’admission de l’eau du cylindre dans le bac. Cependant on estlimité par d’autres considérations : l’accroissement de hauteur de l’appa-reil augmente les frais de construction; en outre, il exige l’emploi d’uneforce motrice plus considérable pour déplacer un plus grand volume d’eau.
Cette difficulté a été résolue heureusement par l’inclinaison vers le cylin-dre du châssis supportant la plaque perforée : il en résulte une plus forteépaisseur de couche là même où l’action du piston est la plus puissante,avec une pente convenable, l’équilibre est parfaitement rétabli.
Mais il en découle encore un autre avantage pour le travail : le schistearrivant à la surface avec le charbon près de la vanne peut être d’abordentraîné à une certaine distance vers la sortie du charbon; cependant ilne tarde pas à descendre sous l’action du piston, et bientôt après avoirplongé sous le courant d’entraînement de la surface, il arrive près de laplaque perforée; alors, par l’effet de la pente du châssis, aidé par le pistonqui le tient en suspension, il est ramené vers la vanne de sortie, en sorteque le schiste, dans les régions inférieures de la couche, marche en sensinverse du charbon dans le haut.
La rapidité des coups de piston ou leur nombre par minute, et l’ampli-tude de la course sont deux conditions qui exercent une grande influencesur le résultat du travail. L’expérience démontre, et le raisonnement con-firme à priori, que des secousses rapides et courtes sont préférables à unmouvement lent et prolongé. Dans le premier cas, il n’est jamais à craindre