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Tome onzième
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FOUR DE BOULANGERIE.

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Léconomie porte sur deux points :

La main-d'œuvre, le combustible.

Main-doeuvre. Dans les boulangeries de Paris et de Saint-Denis ,qui font, en moyenne, six à huit fournées par jour, laction dun seulpétrin et dun seul four Rolland procure léconomie dun ouvrier, soit parjour 4 fr. 50 c.

D il faut conclure que, si au lieu de huit fournées, on en faisaitseize, au moyen de deux brigades douvriers, le travail serait alors à peuprès continu et léconomie de main-dœuvre serait de 9 fr. par jour.

Dans les grandes usines, une force mécanique remplace le bras delhomme pour mouvoir le pétrin, léconomie doit être plus considérableencore. Mais en admettant ce chiffre, léconomie journalière pour la ma-nutention de Lyon , par exemple, qui a huit fours à marche continue, se-rait de 72 fr.,

soit par année 26,280 fr.

Combustible. La dépense moyenne de combustible, constatée en-core par des déclarations unanimes, est, pour les petites manutentions,de 11 à 14 kilog. de houille par fournée de 180 kilog. de pain, et de 8 à11 kilog. pour les grandes manutentions la cuisson est continue.

A Paris , le charbon de terre vaut jusquà 52 fr. les 1,000 kilog., lenouveau mode de chauffage ne présente pas toute léconomie quil don-nerait ailleurs, dautant plus que lemploi du bois laisse aux boulangersun résidu de braise, dont il est tiré un fort bon parti dans la capitale.Cependant lavantage est encore très-appréciable.

Dans les usines de Lyon et du Havre, le charbon de terre vaut envi-ron 30 à 35 fr. les 1,000 kilog., la dépense moyenne de chaque fournéeest de 35 à 38 centimes. Cela constitue une économie comparative deplus de 50 p. 0/0.

A Saint-Quentin , MM. Capart et Monory, évaluent léconomie minimumsur le chauffage, de 30 à 40 p. 0/0.

Pour la manutention de Lyon , voici quelle est léconomie :

Huit fours faisant chacun, en moyenne, 15 fournées par 24 heures, à38 c. de dépense de combustible par fournée, soit par jour

15 X 0 fr. 38 cent, x 8 = 45 fr. 60 c.,et par an 45.60 x 365 = 16,644 fr.

Le chauffage au bois occasionnerait une dépense au moins double. Lefour Rolland procure donc à la manutention lyonnaise une économie an-nuelle sur le combustible, de plus de 16,500 fr.

Il demeure donc bien établi que les appareils Rolland, indépendam-ment dés autres avantages déjà signalés, produisent une économie demain-dœuvre et de combustible, qui est moindre lorsquil ny a pas con-tinuité de travail ; qui est considérable, lorsque le travail est continu,xi. 22