PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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II est bon, pour faire les épreuves, de choisir un temps très-sec, afin queles petits suintemenls puissent paraître, et il faut avoir soin aussi de laisserdeux ou trois minutes le tuyau en charge, afin de donner à l’eau compri-mée tout le temps de produire son action.
Pour arrêter un petit suintement, il suffît, parfois, de refouler la fonteavec quelques coups de marteau, alors il n’y a aucun inconvénient à rece-voir le tuyau sur lequel il a élé remarqué; mais, en général, il faut rejetertous les tuyaux sur lesquels des suintements avec bouillonnements se ma-nifestent , et, à plus forte raison, ceux de la surface desquels l’eau s’échap-perait par petits jets.
POSE ET JONCTION DES TUYAUX.
La première opération de la pose des tuyaux consiste dans l’ouverturede la tranchée, qui doit avoir partout une profondeur suffisante pour quel’eau soit à l’abri de la gelée. On donne ordinairement à Paris l m 40 au-dessus du tuyau ; si la voie publique dans laquelle elle est ouverte a delégères inflexions de pente, on doit chercher à les faire disparaître, autantque possible, dans le nivellement de la conduite, surtout en ce qui con-cerne les contre-pentes.
La tranchée doit nécessairement avoir une largeur suffisante pour queles ouvriers puissent descendre jusqu’au fond; si le tuyau est un peu gros,cette largeur ne suffit pas pour faire le joint, on l’augmente alors aprèscoup au droit de l’assemblage, en forme de niche.
Les tuyaux une fois descendus, il s’agit de faire les joints.
La fig. 6 de la planche 24 montre, en section longitudinale par l’axe,une série de tuyaux représentant les divers modèles en usage, correspon-dant aux deux assemblages adoptés presque exclusivement par les ingé-nieurs des ponts et chaussées pour la réunion des tuyaux.
La fig. 7 est une section transversale de la figure précédente, faite parl’axe d’un bouchon.
La fig. 8 est une vue extérieure à une échelle moitié de la fig. 6. Lesextrémités des tuyaux sont rapprochées, parce que le format du dessinn'a pas permis de les donner dans leur vraie longueur.
Joints a brides. — Les tuyaux de fonte étaient autrefois assemblés àbrides, c’est-à-dire que leur extrémité portait une couronne A percée detrous, comme l’indique le tuyau n° 2 des fig. 6 et 8.
Dans la confection de ces joints, on laisse entre les brides un intervallesuffisant pour recevoir une rondelle en plomb a convenablement dressée,et enduite sur les deux faces d’une couche de mastic ou de minium. Cesrondelles ont la forme d’un anneau plat, dont le diamètre intérieur estégal à celui du tuyau à raccorder, et dont le diamètre extérieur est calculéde manière à affleurer les trous des boulons. Ces rondelles ont, en général,12 millimètres d’épaisseur uniforme; lorsqu’elles sont biaisées, leur épais-