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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Les cordons b et b', fondus avec les tuyaux, ne sont pas indispensablespour former un bon joint; on peut rassembler de la môme manière destuyaux coupés de longueur convenable pour combler les lacunes, ce quidispense de faire fondre des tuyaux spéciaux.
On se sert des manchons à coquilles lorsque les tuyaux sont fêlés oucassés sur de petites étendues; la réparation se fait ainsi sans dépose detuyaux. On fait sauter les brides au ciseau lorsqu’elles doivent être enve-loppées par des manchons.
Déplacement des tuyaux. — Pour déposer les tuyaux à emboîte-ment, on place sous le joint une feuille de tôle qu’on enroule autour dela conduite et que l’on couvre de charbon. En allumant le charbon on faitcouler le plomb; mais, pour extraire un tuyau, il faut que cette opérationsoit répétée sur un certain nombre de joints; on tire alors la conduiteperpendiculairement à son axe, et on arrive ainsi à déboîter un bout detuyau.
Cette opération est assez longue et assez dispendieuse, car le plomb estordinairement perdu; c'est ce qui fait que l’on se résigne souvent à briserun tuyau, d’autant plus facilement qu’en chauffant le joint, comme nousvenons de le dire, il arrive quelquefois qu’on fait éclater le tuyau.
Les tuyaux à brides se démontent beaucoup plus facilement; il suffit decouper les boulons au ciseau, car il est rare qu’au bout d’un certain tempson puisse dévisser les écrous; on peut ainsi enlever un seul tuyau parfaite-ment intact; aussi, pour avoir cette facilité, il est bon d’eu intercalerquelques-uns dans la longueur des conduites.
JOINTS DE DIVERS SYSTÈMES.
Un grand nombre, de tentatives ont été faites pour obtenir des joints deconduite plus sûrs, plus économiques et plus faciles à exécuter que ceuxque nous venons de décrire ; nous allons rappeler les quelques dispositionsqui ont reçu la sanction de l’expérience et celles qui nous ont paru offrirquelques chances de succès.
En remplacement du plomb fondu et maté, employé pour former le jointà emboîtement mâle et femelle, on s’est servi en Angleterre de petitespièces de bois taillées en forme de coins, entrant et s’adaptant herméti-quement les unes aux auires, de façon à remplir exactement l’espaceannulaire vide ménagé entre les extrémités des deux tuyaux.
Dans le Traité sur l’hydraulique de AI. G. Hagen, ce procédé est décritde la manière suivante :
On coupe des pièces de sapin 'en bloc de 23 centimètres de longueur et on les fenden pièces d’environ o centimètres de largeur et 4 8 millimètres d’épaisseur; elles sontensuite taillées, à la forme intérieure du tuyau, d’un côté cylindrique concave, et del’autre côté en forme de cône aux deux extrémités. Après cela, on les scie par lemilieu, et chaque pièce produit deux blocs.