FILATURE DE LA SOIE.
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venable afin de rejoindre la cheminée ; il a une autre communication avecle poêle au moyen du second tuyau vertical G', partant directement d’unetubulure ménagée sur le côté de celui-ci.
Les deux tuyaux sont munis des papillons ou registres g et g' à l’aidedesquels on règle, à volonté, l’activité du passage de la flamme et de lafumée sous la bassine; il suffit, en effet, de fermer complètement le re-gistre g' pour que tous les produits de la combustion passent par la capa-cité E, ou bien, au contraire, de fermer le registre g en laissant celui g'ouvert, pour que ces produits passent directement du poêle dans le tuyaud’échappement G’. On comprend alors qu’en ouvrant plus ou moins l’unet l’autre de ces deux registres on puisse régler très-aisément la tempéra-ture de l’eau dans la bassine, puisqu’on active ainsi plus ou moins sonchauffage.
Le poêle chauffe en même temps que la bassine, un vase placé directe-ment au-dessus du foyer, qui contient l’eau nécessaire au dégagement dufrison par le battage et la purge; après quoi l’ouvrière les distribue suivantleurs couleurs plus ou moins foncées dans les compartiments de labassine.
La table en bois est garantie de la chaleur rayonnante que dégage lepoêle par un petit tablier en tôle mince II placé sur le côté. Dans lesgrandes usines le poêle est remplacé par un chauffage à la vapeur ou àl’eau chaude, provenant d’une chaudière placée àjune distance assez con-sidérable de l’appareil.
Le tuyau horizontal est supporté par deux brides méplates en fer isoutenues par quatre petites colonnes en fer I, fixées par leur base à latable. Les deux brides prolongées supportent la réglette en bois a 3 àlaquelle sont fixés les roquets supérieurs b 2 , qui sont formés, comme l’in-dique le détail fig. 13, de fils de fer rond courbés, soudés après un petitmoyeu en fer-blanc, monté fou sur une tige coudée d’équerre, et main-tenu sur celle-ci par deux rondelles en caoutchouc.
Aux deux colonnettes du second plan sont fixées trois autres petitesrègles a, a', a*. La première est garnie de petits guides en verre nommésqueues cle cochon, dans lesquels passent les fils provenant des cocons con-tenus dans les compartiments de la bassine. Ces fils vont de là sur lesroquets b', fixés sur la troisième réglette a 2 , et descendent sur les roquets bde la seconde réglette a', pour s’élever ensuite et passer sur les roquets b 2 ,d’où ils sont dirigés sur ceux b 3 (fig. 3).
Ces derniers sont montés sur une règle clouée à la paroi interne de lacloison creuse J, dans laquelle les fils descendent à l’étage inférieur où setrouve le métier à filer. Cette cloison peut être plus ou moins éloignée del’appareil à bassine, mais cependant il est bon de conserver une distanceassez courte pour que l’ouvrière qui doit se tenir entre l’appareil et lacloison, puisse, au besoin, rattacher les fils qui viennent à se casser, sansavoir pour cela un trop long chemin à faire.