FILATURE DE LA SOIE. 441
Le fil est net et sans bouchon, le petit peloton que fait le ver dans sestemps d’arrêt ayant tout le temps de se dévider.
Le dévidage lent évite le deuxième battage des cocons, si souvent néces-saire avec le système ordinaire ; l’on évite donc la main-d’œuvre et lesdéchets.
La soie est très-nerveuse, puisqu’elle reçoit le tors avant que sa gommene soit complètement sèche.
En raison de la lenteur du dévidage qui évite les ruptures, une ouvrièrefileuse peut surveiller 35 à 40 fils de 4 à 5 cocons, tandis que dans le sys-tème ordinaire elle n’en surveille que 5 ou 6.
M. Aubenas estime que chaque fuseau doubleur, tordeur envideur,peut donner par journée de travail, t5 à 20 grammes de soie, et qu’uneusine de son système pouvant produire 15,000 kilogrammes de trame en300 jours de travail par année, peut coûter pour son établissement com-plet 150 à 200,000 fr.
Pour le tirage des cocons en soie grége, il faut, dit-il, en cocons secsde première qualité, 4 kilog. à 4 k 10, pour produire 1 kilog. de soie.
11 faut ensuite une dépense de 6 à 7 fr. par kilogramme pour la transfor-mation de la soie grége en soie trame, avec un déchet de 2 à 3 p. 0/0 pourles soies les meilleures ; mais ce déchet est compris dans cette dépensede 6 à 7 fr., montant de l’ouvraison.
Avec le système dont il s’agit, on obtient la soie toute ouvrée en trame,par la seule opération du tirage des cocons et avec une dépense moinsforte de cette première matière.
PROCÉDÉS ANCIENS.
Filature et ouvraison de soie produites de cocons au prix de 25 fr. le kil.
Tirage. Cocons : 4 k 10 à 25 fr. 102 fr. 50 c.
Façon de filature. 8 »
Ouvraison en trame. 7 »
PROCÉDÉS AUBENAS.
Tirage ouvraison en soie trame. Cocons : 3 k 80 à 25 fr. 95 fr. » c.