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Tome onzième
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FILATORE DE LA SOIE. 443

corde, qui de se rend au tambour K, comme cela se fait dans la plu-part des machines de ce genre.

La poulie k est munie dune griffe m, embrayant avec une autre fixéeà la broche, et cette griffe est maintenue dans cette position pendant lamarche ordinaire de la machine, au moyen dun levier à fourche o, dontlextrémité est assez pesante pour cela. Mais en faisant tourner ce leviersur son point dappui, on dégage les griffes lune de lautre, et la brocheest ainsi isolée du mouvement de la machine. Lamplitude du mouvementdu levier est réglée par le moyen dun secteur p muni de deux arrêts.

Sur chaque broche e est monté un pignon e r engrenant dans un autre l,monté sur une série pareille de broches ou axes supplémentaires très-courts, qui portent aussi, à leur extrémité supérieure, un pignon V engre-nant avec un quatrième pignon f, fou sur la broche e; le moyeu de cedernier pignon porte un goujon n, qui sélève verticalement et passe àtravers la rondelle inférieure de la bobine cl, laquelle repose sur la plate-bande mobile N, qui monte et descend par le système ordinaire au moyende la camme S, et dun levier qui soulève la tringle T.

Louverture faite dans la plate-bande mobile N, pour le passage dela broche, est suffisamment agrandie pour permettre au goujon n detourner.

Par cette disposition, on doit comprendre que les fils venant des cocons,et réunis en passant par-dessus leurs guides, doivent être tordus par lac-tion de lailette f, et envidés sur la bobine d, comme dans les métiers àfiler continus ordinaires, avec cette différence cependant que, dans le casactuel, lenvidage ne se fait pas par la traction ou entraînement, mais parsuite dun mouvement positif transmis à la bobine.

Comme le degré de torsion donné à la matière est réglé par les vitessesrelatives de la broche et de la bobine, il devient évident que, si ellesétaient commandées indépendamment lune de lautre, par le tambourou autre organe pouvant transmettre un mouvement de rotation, toutglissement dune courroie ou corde détruirait ces vitesses relatives, et lesfils se combineraient avec des nombres de tours variables pour une mêmelongueur donnée. Cest afin dempêcher quun tel effet se produise,et pour permettre dintercepter isolément la commande de chaque broche,que la série daxes supplémentaires munie des petites roues de transmis-sion est appliquée.

Ainsi, par cette disposition, les broches étant mises en mouvement com-muniquent leur rotation aux bobines par le moyen des pignons e', l, V, f.Il en résulte que les vitesses relatives doivent avoir entre elles une pro-portion fixe, que lon peut déterminer selon la torsion voulue, en propor-tionnant convenablement le nombre de dents.

Ce qui précède constitue lopération désignée communément, dans lecommerce des soies, sous le nom de filage (spinning), en ce sens quuncertain nombre de brins sont réunis avec torsion; mais cette méthode