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Tome onzième
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BANC A BROCHES. 451

vement à létirage, de sorte que la marche de tous les organes est tout àfait dépendante de celle de larbre moteur D'.

On remarque que les arbres de toutes les roues dengrenage intermé-diaires de transmission sont montés dans des supports à coulisses, afin depouvoir régler leur position respective avec la plus grande exactitude.

Maintenant que nous avons reconnu la disposition densemble du métier,nous allons décrire séparément, en suivant le fil dans sa marche, les troisopérations successives de Ÿétirage, de la torsion et du renvidage,

ÉTIRAGE ET TORSION.

La division et létirage des fibres du lin, du chanvre et de leurs étoupessopèrent, dans le banc à broches, de la même manière et daprès les mêmesprincipes que dans la table à étaler, et les étirages intermédiaires de la pré-paration seffectuent par lemploi des peignes mobiles ou gills, qui serventà guider les fibres pour les empêcher de sécarter dans lespace qui séparele cylindre alimentaire du cylindre étireur. Cest la différence de vitessedes deux cylindres qui produit létirage et force les fibres à se séparer dansune proportion convenable, en glissant parallèlement les un es s ur les a u très.

La torsion des mèches sopère de la même façon que dans le banc àbroches à coton, auquel, du reste, la préparation du lin emprunte le mé-canisme pour cette opération, aussi bien que le mouvement différentielpour la formation de la bobine.

Des cylindres fournisseurs, des gills et des étireurs. Quandles mèches sont suffisamment étirées en rubans, on les fait passer au bancà broches afin de réduire la grosseur de ces mèches et de les préparer pourles soumettre au métier à filer; à cet effet, on place les pots en fer-blancqui les contiennent au-dessous de la série de petites poulies à joues E',fixées sur un même arbre horizontal d, qui règne sur toute la longueur dumétier et qui est soutenu par sept bras en fonte d', reliés aux supports B 2 .

Le mouvement est communiqué à cet arbre par une courroie croisée d 2(fig. 3 et 4), commandée par une petite poulie fondue avec un pignon e,fixé à lextrémité du premier cylindre fournisseur e' (fig. 3), lequel reçoitson mouvement à lextrémité opposée du métier par lintermédiairedune roue dengrenage E 2 .

Les mèches, composées dun certain nombre de filaments réunis, passentalors de la circonférence des poulies conductrices E, entre les deux cylin-dres fournisseurs e et e 2 , en entourant une portion de la circonférence durouleau de pression F, qui se trouve comprimé et serré par le ruban quilcomprime lui-même pour lempêcher de glisser. Une table F', composéede sept plaques en fonte qui se vissent sur les supports B 2 , est munie depetits entonnoirs f et de joues en fonte f (fig. 2, 4 et 6), qui guident lesmèches dans leur passage des poulies aux fournisseurs.

Le cylindre de pression F placé entre ces derniers est en six parties