BANC A BROCHES.
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réglée pour une différence de vitesse déterminée, ne changeait pas, il n’yaurait pas en réalité de variation dans l’enroulement du fil sur les bobines;il faut donc pour que ce changement de vitesse ait lieu, au moyen decette combinaison, changer la vitesse de rotation du galet; on arrive àce résultat en le rapprochant graduellement du centre des plateaux.
A cet effet, il est muni d’une douille embrassée par un petit bras v!(fig.14) terminé par un double manchon, qui est guidé par les deux trin-gles horizontales parallèles v? (fig. 3). Ce manchon est relié par une petitebielle v', à un levier vertical en fonte V', qui a son centre d’oscillation r 2sur une traverse du bâti.
L’extrémité supérieure de ce levier est munie d’un petit galet maintenuen contact avec la camme Y 2 , au moyen d'un contre-poids p 3 , relié parune chaîne passant sur une poulie de renvoi. Cette camme est l’agentprincipal du mécanisme régulateur, au moyen duquel s’opère métho-diquement le déplacement, entre les deux plateaux, du galet de frictionet par suite les variations de vitesse communiquées à la roue différen-tielle S ; elle remplace la crémaillère de l’ancien système.
Mécanisme régulateur. — Il se compose, comme l’indiquent lesfig. 5, 21 et 22, d’un arbre horizontal X muni du volant à main V 3 , de lacamme V 2 , et à l’extrémité opposée du volant, de la roue à rochet XL Lacamme est sollicitée à se mouvoir dans le sens des flèches (fig. 3 et 21)par l’action du contre-poids p 4 , et deux cliquets £ et x' (fig. 21 et 22) agissentsur la roue à rochet pour empêcher ce mouvement ; ce n’est donc quequand ces cliquets sont dégagés des dents de la roue que la camme peut sedéplacer. Voici comment ce déplacement a lieu :
Au chariot porte-bobines est fixé un bras æ 2 , terminé par une fourchequi glisse le long d’un arbre vertical X 2 , muni de deux tocs ou arrêts yet y'. Cet arbre est garni en outre, à sa partie supérieure, de deux goujons horizontaux y 1 , placés à une hauteur convenable, de façon que chacund’eux correspond à un des cliquets.
11 résulte de cette disposition que chaque fois que le chariot est arrivéà l’extrémité de sa course ascendante, par exemple, le bras x 2 rencontrele toc y, le soulève et avec lui naturellement l’arbre X 2 ; le goujon supé-rieur soulève à son tour le cliquet x , le dégage de sa dent, et la camme V 2sollicitée par son contre-poids peut alors tourner, mais seulement jus-qu’à ce que la dent de la roue à rochet, en contact avec le second cliquet x',vienne rencontrer le fond du plan incliné de cette dent; ce n’est quequand le chariot descend, que le bras æ 2 rencontrant le second toc y' dégagele second cliquet x' et permet alors à la roue de se déplacer d’uneseconde demi-dent.
On voit donc qu’il faut que le mouvement de monte-et-baisse du chariotporte-bobines soit complet, pour faire tourner l’axe de la camme de lavaleur d’une dent. Or, suivant que la roue a un nombre plus ou moinsconsidérable de dents, l’amplitude du mouvement de la camme est alors