Band 
Tome onzième
Seite
476
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

W6

le pliage des bouts de fer à mailles. Ayant justement en vue la fabricationdes chaînes de touage, MM. Babonneau et Nicolas pensèrent quil seraitdune bonne mesure de séparer complètement cette fabrication de celledes chaînes ordinaires. I! leur fallait donc une autre machine à plier, etpar suite une autre cisaille ; ils adoptèrent lidée émise par MM. Faivre,qui exécutèrent alors la machine dont la description suit.

DESCRIPTION DR LA MACHINE A COUPER ET PLIERREPRÉSENTÉE PAR LES FIG. 10 A 13.

La fig. 10 représente en plan horizontal la machine complète et prêteà fonctionner.

La fig. 11 en est une projection verticale ou coupe longitudinale faitesuivant la ligne 3-i .

La fig. 12 est une vue par bout du côté des mordaches qui reçoivent lefer à plier.

La fig. 13 est une section transversale faite suivant la ligne 5-6, et indi-quant la disposition de la cisaille.

Cette machine nest pas la représentation exacte de celle qui fonctionnechez MM. Babonneau, Nicolas et Comp. Dans cette usine, à cause desdispositions locales, on a adapté sur le bâti de la machine un petit moteurà vapeur. Larbre de ce moteur porte un pignon en fer de ü m 20 de dia-mètre, lequel engrène avec une roue de 3 mètres, placée directement surlarbre à cammes.

Cette disposition peut présenter quelques avantages, mais le placementde la machine dans un atelier peut aussi éprouver des difficultés; uneroue de 3 mètres est embarrassante et elle oblige à des fondations, tandisque la machine telle que nous la représentons peut se placer partout,pourvu quelle soit à portée dun arbre de transmission.

Comme on peut le remarquer, aucun changement na été fait dans ladisposition du mécanisme qui opère le pliage et dans la disposition géné-rale de la machine précédemment décrite ; le bâti est à peu près semblable,si ce nest pourtant que ses dimensions sont plus fortes.

Le gros arbre D, supporté par les deux forts paliers a et a', est toujoursfondu avec une large embase ou collerette D' qui, vers le milieu, est percéedune mortaise unique, allongée ou plutôt élargie dans le sens de laxe,de manière à pouvoir faire varier la position de la camme double d. Cettecollerette est en outre traversée par deux rainures longitudinales g.

Une de ses faces reçoit deux lames en acier h (fig. 11 et 13), qui y sontencastrées de leur épaisseur; le chapeau du palier a' qui lui correspondest garni dune contre-lame en acier h', fixée par un boulon. Le côté dela collerette muni du couteau h est dressé, ainsi que le côté intérieurdu palier a'. Ces deux faces dressées sont maintenues en contact au