RESSORTS DE CHOC.
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Sur le dessin qui accompagne la demande de patente de M. Eaton, ungrand nombre de dispositions sont indiquées, soit comme tampons dechoc, ressorts de traction et de suspension.
Les ressorts métalliques en spirale sont dans quelques exemples disposéssur une même ligne, ou suivant un cercle ou concentriquement et tou-jours avec des plaques intermédiaires, qui divisent la hauteur des co-lonnes.
Dans d’autres exemples les ressorts métalliques sont combinés avec desrondelles en caoutchouc, comme on le remarque fîg. 7. Nous revien-drons sur cette application quand nous traiterons des ressorts de traction.
M. Myers, ingénieur à Rotherham , s’est fait breveter en Angleterre,le 21 juillet 1855, et en France , le 9 février 1856, pour de nouvellesdispositions de tampons de choc, qui offrent comme particularités dis-tinctives, l’application de plusieurs ressorts métalliques ou en caoutchoucdisposés concentriquement et d’inégale hauteur, de façon que, lorsque lechoc se produit, il ne se fait sentir que sur un seul ressort, puis sur deux etainsi de suite. Par ce moyen la résistance augmentant à mesure que letampon recule, les chocs sont amortis plus graduellement et fatiguentmoins les ressorts.
Les fig. 12 et 13 représentent deux combinaisons de ce système. Dansla première, la boîte en fonte B est divisée en trois compartiments pardes cloisons circulaires b, venues de fonte avec le fond B' de cette boîte,lequel est rapporté à dessein pour pouvoir introduire le plongeur T, dontla tête T' est également rapportée. (Fig. 12.)
Ce plongeur est fondu avec deux gorges circulaires, disposées de tellesorte que les cloisons circulaires du fond du tampon puissent s’y emboîteraisément sans aucun frottement sur les parois. Dans les cavités circulaires,formées par les cloisons b, sont logées des rondelles en caoutchouc r,placées de façon que les anneaux saillants t du plongeur agissent pro-gressivement sur leur épaisseur, d’abord sur la première qui, à cet effet,est plus haute et a le plus de développement, puis sur la seconde, inter-médiaire d’un diamètre moindre, et enfin sur la troisième, placée aucentre, dans l’axe du tampon.
Celui-ci ainsi disposé peut fonctionner suivant la loi des pressions pro-gressives, que l’auteur a eu l’idée d’appliquer; mais, pour rendre l’effetplus sensible, il propose, dans le même but, de placer encore d’autres res-sorts r' dans les gorges circulaires du plongeur T. Ces ressorts, commeceux qui font partie du fond de la boîte fixe, peuvent être en caoutchouc,comme l’indique la fig. 12, ou être composés de fils métalliques tournésen hélice. Dans tous les cas, la hauteur ou le nombre des spires du res-sort contenu dans la première gorge est plus considérable que celui duressort renfermé dans la seconde, de façon que le ressort extrême reçoivetoujours le premier choc, et que le second n’agisse qu’après cette pre-mière compression.