MACHINES A MORTAISE!!.
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Dans les ateliers du chemin de fer de l’Est à Paris , on a laissé entrechaque machine un espace libre, qui suffît pour placer d’un côté une cer-taine quantité de bois à travailler, et de l’autre, les bois travaillés.
Toutes les machines sont desservies par un petit wagonnet roulant surune voie ferrée qui est en communication avec le dépôt de bois brut, lemagasin des bois ouvrés et l’atelier de construction.
Un madrier brut, pris au dépôt de bois, passe d’abord aux scies pourêtre débité, ensuite à une machine à percer, puis à une machine à mor-taiser, de là à une machine à faire les tenons et les entailles, et enfin, àla machine à faire les rainures et les languettes.
Il y a deux scies, l’une circulaire, l’autre verticale. On se sert plusparticulièrement de la première pour débiter les bois durs, et de la se-conde pour les bois blancs.
La machine apercer est verticale et double; ce sont en réalité deuxmachines accouplées sur une même colonne servant de bâti.
Les porte-mèches montent et descendent à la main au moyen d’unecrémaillère et d’un pignon. L’outil équilibré par un contre-poids s’arrêtedès que l’ouvrier cesse d’agir.
Les mèches employées sont de deux sortes : 1° Les mèches à cuiller;2° les mèches anglaises, ou mèches à trois-f ointes.
Quelle que soit la dimension des trous à percer, la mèche tourne tou-jours avec une vitesse de 240 tours par minute.
Lorsque l’on emploie la mèche à cuiller, il faut souvent la relever afinde la dégager des débris qui l’engorgent et présentent une résistance qui,par suite, pourrait amener la torsion et la rupture de la mèche.
Avec cette machine, en utilisant un côté seulement, un homme peutpercer par heure 135 trous d’environ 10 centimètres de profondeur, quelque soit leur diamètre. Son prix est de 2,000 francs.
La machine verticale à mortaiser, dessinée sur la planche 39 , est em-ployée pour le travail des bois de fort équarrissage, et la machine hori-zontale, représentée par les fig. 1 à 7 de la pl. 40, pour le travail des boisde plus petite dimension.
Dans la machine verticale, le bois est fixé entre des mordaches , avecun chariot mobile horizontalement, et manœuvré par la main de l’ou-vrier. Le porte-outil est vertical et reçoit son mouvement d’une bielleattachée sur un bouton de manivelle, disposé pour remonter pius rapide-ment que pendant le travail, quand l’outil descend.
Pour faire les mortaises, il faut d’abord, dans le milieu de leur lon-gueur, percer un trou ayant pour diamètre la largeur de la mortaise, etpour longueur la profondeur qu’elle doit avoir. Ce trou sert à amorcerl’outil de la mortaiseuse, car l’outil commence à fonctionner en partantdu milieu de la mortaise, et se dirigeant de droite et de gauche vers lesextrémités.
Le porte-outil a un mouvement tournant qui permet, une fois la por-