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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

nier, devenu plus tard le mécanicien de la Monnaie, construisit un grandgrand nombre de modèles de différentes forces, non-seulement pour laFrance , mais encore pour divers autres pays.

Ce brevet paraît être le dernier qui parle de l’application d’un balancierà la fabrication de la monnaie; néanmoins, ce ne fut que vers 1834. queM. Thonnelier importa en France un système de presse continue quifonctionnait déjà à Munich et dont il était parvenu à se procurer quelquesdessins. Aussi ce système de presse, malgré les perfectionnements qu’il asubis depuis, est-il encore désigné par un grand nombre de personnes,sous le nom de presses cle Munich . L’inventeur paraît en être M. Uhlhorn,dont nous aurons l’occasion de parler plus loin.

M. Thonnelier, qui dès longtemps s’est occupé activement de la fabrica-tion de la monnaie, prit un brevet d’importation de quinze ans, le 30 juin1834- (1), pour ce système de presse, dont il envoya un exemplaire à l’ex-position de la même année. Cet appareil, construit d’après le principe quiforme la base des presses en usage aujourd’hui à l’hôtel des Monnaies deParis , et qui doivent nous occuper spécialement dans cet article, ne donnapas des résultats aussi bons que l’espérait M. Thonnelier. Ce ne fut qu’en-viron dix ans après que, à force de persévérance et à l’aide de perfection-nements nombreux dus en grande partie à la maison Cail et C e , il parvintà donner à ses appareils la supériorité qui les a fait adopter.

La machine, brevetée en 1834, a servi de point de départ soit àM. Thonnelier lui-même, soit à son cessionnaire M. Boucher de Montuel,qui prit un certificat d’addition à ce premier brevet, le 13 décembre 1843.Cette machine consiste en un bâti ou banc en fonte, sur lequel est fixéesolidement une cage pareille à celle de la machine représentée planches 1et 2, c’est-à-dire formée de deux montants réunis par le haut et par le basà l’aide d’une tête et d’une pièce transversale d’une grande résistance. Ason autre extrémité, le banc porte deux poupées en fonte assemblées pardes entretoises, mais que l’on peut faire avancer ou reculer à l’aide de visde rappel. On arrête à volonté les poupées au moyen de boulons.

Ces poupées portent un arbre moteur transversal, à chaque extrémitéduquel est fixé un volant, que l’on commande soit à bras d’homme, soit àl’aide d’une puissance quelconque ; et en outre un manchon à griffe sertà désembrayer à volonté, afin de permettre à l’arbre de tourner conti-nuellement, sans que, pour cela, la machine marche.

Sur les mêmes poupées que l’arbre moteur, et parallèlement à lui, maisun peu plus près de la cage, est placé un second arbre formant manivelleau milieu, et commandé par le premier au moyen de roues dentées dépen-dant des manchons d’embrayage. A la manivelle s’attache une bielle quiest presque horizontale et dont l’autre bout se relie à l’extrémité d’unlevier qui fait corps avec l’une des pièces d’une genouillère. La pièce infé-

(I) Brevets expirés, vol. LXX1, page417, pl. 14 à 16.