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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
centrifuge, par des brosses élastiques qui, malgré leur souplesse, acquièrent,par la vitesse de leur mouvement, suffisamment d’énergie pour opérer lenettoyage avec une grande perfection, sans fatiguer lé cotoii, vu qu’il S’endétache peu à la fois de l’alimentation, ce qui permét dé l’atteindre parfilaments isolés qui sont paràllëlisés aussitôt.
L’épurateur, par ses alimentations multipliées et sa construction solide,produit avec du coton très-ordinaire d’Amérique, en douze heures de tra-vail, 90 à 100 kilog. de coton en nappe, parfaitement ouvert et épuré, sur-passant le meilleur cardage en gros, la matière se trouvant mieux épuréeet mieux dégagée de ses feuilles et des corps étrangers.
Ainsi il a été constaté :
1° Que les cardes en fin, alimentées par des nappes d’épurateurs, don-nent un travail supérieur à celui produit par des nappes de cardes en gros.
2° Que le produit de l’épurateur donne plus de régularité dans le numérodu fil, au point que l’emploi dés pignons de rechange est fort rare, cé quiprovient de ce qu’il fournit le travail dé quatre cardes, ne se débourre quedeux fois par jour, et supprime le ruban supplémentaire qui s’ajoute ordi-nairement aux cardes pendant le débourrage des tambours et l'aiguisage.
Le déchet résultant des cardes en gros varie d’une filature à l’autre, enraison de la qualité du coton employé, et de la manière dont sont régléesles diverses machines préparatoires ; toutefois, il est constaté par les ré-sultats qu’obtiennent des filatures qui emploient les épurateurs depuis deuxet trois années, en remplacement des cardes en gros et du batteur éplu-cheur, que l’économie de déchet est de 4 1/2 à 5 pour 100 en nature pourle coton neuf, et de 8 à 9 pour 100 en filant des déchets. En ajoutant àcette économie celle des frais généraux et de la main-d’œuvre, il résulteune réduction de 6 à 8 centimes par kilogramme de filés, n os 30/40. Cesrésultats sont confirmés par les expériences très-minutieuses faites dans desfilatures de premier ordre, qui tenaient à s’assurer des avantages qu’offrecette nouvelle machine, et qui ont adopté les épurateurs, tout en suppri-mant une partie de leurs batteurs. Pour les gros n os 8 à 16, on peutporter la nappe de l’épurateur directement aux étirages, et pour les n os 16à 30, on peut avoir épurateur en gros et épurateur en fin. Plusieurs fila-téurs ont adopté ce système et s’en trouvent bien, parce qü’il en résultenaturellement une économie plus grande encore. Les cotons courts ensoie, comme les Surate , Bengale, Chypre , Tinevelly, etc., se travaillent etse nettoient parfaitement à l’épurateur et avec avantage, car plus le cotonest chargé et court, plus l’économie de déchet est en faveur de l’épurateur.La force motrice qu’absorbe l’épurateur est un peu moindre que la quan-tité de cardes qu’il remplace, soit les trois quarts de la force d’un cheval ;il ne faut pas perdre de vue l’économie de force par la suppression du bat-teur éplucheur, qui emploie trois chevaux pour deux volants.
Plus de 100 épurateurs fonctionnent actuellement en filature de cotonet environ 70 sont encore commandés et en construction pour de nouvelleset anciennes filatures.