PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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adapte tout le système des chariots mobiles et des porte-outils. On recon-naîtra facilement par les figures suivantes, comment M. Bourdon a résolul’intéressant problème qui lui avait été proposé.
Nous avons dessiné sur une échelle beaucoup plus grande que celle desfigures 1 et 2 l’une des deux machines qui fonctionnent ensemble et quipar cela même doivent être disposées en sens contraire, puisque l’unetravaille à gauche du voussoir pendant que l’autre travaille à droite.
La fig. 3 e représente une élévation de la machine vue du côté de sonmouvement principal.
La fig. 4 e en est un plan général vu en dessus.
Et la fig 5 e une section verticale faite par l’axe des arbres moteurs.
Les autres figures sont des détails au 1/10® des parties principales dumécanisme.
Table, banc et chariot. — On reconnaît d’abord par ces figures quevers le centre du bâti de fonte D, M. Bourdon a disposé un arbre principalen fer c qui, d’une part, porte sur une crapaudine d (fig. 5), et de l’autreest retenu par un collier ou coussinet d', lequel fait corps avec la nervureintérieure e fondue d’une seule pièce avec le long banc en fonte E.
Vers la partie inférieure de cet arbre vertical est montée la roue d’angleen fonte F avec laquelle engrène le pignon conique /, ajusté sur le boutde l’arbre de couche en fer g. Sur ce dernier sont les trois poulies G, G' etC/', de môme diamètre, mais dont une, celle du milieu, est un peu plus étroiteet fixe sur l’arbre g, tandis que les deux autres plus larges sont folles.
La combinaison de ces trois poulies a pour but de faire tourner cet axemoteur tantôt dons un sens et tantôt dans l’autre, et de l’arrêter toutes lesfois qu’il est nécessaire. A cet effet le constructeur a disposé deux courroiesqui reçoivent leur mouvement d’un même tambour, mais dont l’une estcroisée. Ces courroies, passant entre les branches des fourchettes h et h'(fig. 4), sont successivement amenées des poulies folles respectives G et G'sur la poulie fixe G ", suivant que la tringle horizontale / est tirée à droiteou à gauche (fig. 5 e ).
Afin que ce changement de mouvement s’effectue aux instants voulus,M. Bourdon a jugé utile de le faire opérer par la machine même. Pour celail a rapporté à l’extérieur du banc de fonte E, une longue tringle en fer jqui peut recevoir dans sa longueur des douilles à vis k, servant de tocs, etdont on règle la distance à volonté suivant la longueur même de la surfaceà raboter. Or ces tocs sont rencontrés alternativement à chaque extrémitéde la course par une touche k' (fig. 3 e ) qui est fixée à la base du chariot H,sur lequel repose tout le système du porte-outil. Il en résulte que cettetringle entraînée un instant par la marche rectiligne imprimée au chariotest forcée de s’avancer avec lui ; mais alors comme elle est reliée par legoujon l au milieu de la bielle m (fig. 6 et 7), laquelle s’assemble par l’unede ses extrémités au levier w, qui a son point fixe en o, et par son autre ex-trémité h l’équerre ou au levier à deux branches p , p', dont le point fixe est