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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Mais lorsque Watt eut perfectionné la machine à vapeur, lorsqu’il eutcréé, pour ainsi dire en môme temps, la science du constructeur de ma-chines, le problème fut bientôt résolu. L’américain Fulton, après avoirconstruit un premier bateau sur la Seine (1), dont les résultats bien qu’im-parfaits lui firent néanmoins comprendre que la vitesse n’était limitéeque par la faiblesse des machines qu’on employait, fît construire à New- York , en 1807, un bateau de grandes dimensions, dont Watt fournit lapuissante machine. De ce jour, la navigation à vapeur était créée, et onentrait dans la série des perfectionnements si nombreux qui y ont été appor-tés depuis, et qui se succèdent encore journellement avec tant de rapidité.
Parmi les systèmes de machines à vapeur appliqués aujourd’hui, commemoteurs à la navigation, on distingue :
1° Les machines dites à cylindres oscillants, dont la première applica-tion a été faite en France par M. Cavé, et plus tard adoptée en Angleterrepar MM. Penn, Maudsley et quelques autres constructeurs. C’est aussi lesystème qui a été adopté par M. Nillus et que nous allons décrire.
2° Les machines à cylindre horizontal, qui ont le mérite d’occuper fortpeu de hauteur et de se loger par suite complètement au-dessous de laligne de flottaison. Telle est la disposition exécutée fort souvent pour lamarine par la maison Mazeline frères du Hâvre . Nous en avons donné unexemple par le modèle de la Biche publié dans le VII e volume.
3° Les machines à cylindres inclinés, qui ont été aussi appliquées enorigine par M. Cavé et plus tard par MM. Cochot frères. Ce système formeune sorte d’intermédiaire entre les machines verticales et les machineshorizontales, A égalité de course, elles prennent moins de hauteur que lespremières et moins d’étendue que les secondes (2).
4° Les machines dites à tronque ou à fourreau, imaginées par un ingé-nieur anglais , qui est malheureusement mort trop jeune, et construitespour la plupart par la maison Maudsley, de Londres . Dans un projet pré-senté il y a quelques années à la marine, par MM. Mazeline, on remarqueune application de ce système avec trois cylindres pour les vaisseauxmixtes, c’est-à-dire pour les bâtiments à voiles ayant comme auxiliaire unmoteur à vapeur de 2 à 300 chevaux et plus.
Nous ne parlons pas des machines à balancier, qui sont aujourd’huipresque généralement abandonnées, comme étant d’un système troplourd, trop embarrassant et d’ailleurs plus dispendieux que tout autre.Ce sont sans contredit les machines à cylindre horizontal et à cylindresoscillants que l’on applique actuellement dans la navigation maritimecomme dans la navigation fluviale. Elles ont le mérite d’être plus simples
(1) U existe au Conservatoire des arts métiers (galerie du portefeuille), un dessin signé deM. Fulton lui-même, représentant les vues principales du bateau qu’il a proposé en 1803, demême qu’une lettre autographe de cet illustre inventeur.
(2) Nous avons publié dans le v» vol. du Génie industriel , un exemple du système de machinesobliques pour lequel M. Penn a cru devoir se faire breveter en France il y a quelques années.