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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

si ce nest pour en retirer de leau introduite à dessein, peuvent commu-niquer avec tous les compartiments à travers les cloisons, par des jointsétanches.

Les carlingues qui traversent les cloisons sont dans ces endroits entou-rées de colliers de cornières. Les rivets dassemblage de ces cloisons onten général 2 centimètres et sont distants les uns des autres de 9 centi-mètres de centre en centre.

Il existe diverses pièces des navires en fer que lon a continué longtempsà faire et que lon fait encore quelquefois en bois. Tels sont les barrotsou baux , sorte de solives ou poutres transversales au vaisseau, sétendantdun flanc à lautre pour raffermir le bordage et soutenir les tillacs. Onappelle maüre-bau , le bau ou barrot le plus rapproché du maître-couple ;bau de dalle , le premier vers larrière, et bau de lof, le dernier vers la-vant. De même les faux baux, pièces semblables aux baux, et qui sont engénéral placées à deux mètres de distance lune de lautre sous le tillac desgrands vaisseaux pour en former le faux pont; les banquières, bordagesdépaisseur qui régnent intérieurement dans toute la longueur du vaisseauet sur lesquels portent les baux ou barrots; les élongis, sorte de consolesextérieures dont les principales supportent les paliers de larbre des roues ;les panneaux; les étambrais servant à affermir et à tenir les mâts, etc.Néanmoins, toutes ces pièces se font aussi en fer.

Les seules pièces que lon préfère en général exécuter en bois sont lesépontilles, pièces verticales servant à soutenir les ponts supérieurs. Onfait aussi des épontilles en fer rond massif, mais elles se faussent plus faci-lement que le bois, qui du reste, à cet endroit, se détériore peu. Il vau-drait mieux donner aux épontilles en fer une forme tubulaire ou les fairede quatre cornières adossées.

De même, malgré quelques essais tentés pour introduire lusage du ferpour le bordé des ponts, on a continué à faire en bois ce bordé, et en par-ticulier celui des ponts des gaillards.

Le gouvernail se fait aussi en fer. On distingue des gouvernails en ferde deux espèces ; ceux à mèche pleine, et ceux à mèche creuse en tôle.Ces dernières mèches sont nécessairement dun diamètre plus considérableque les autres, mais, à résistance égale, elles sont beaucoup plus légères.