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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
« Ayant les moyens de diminuer la section immergée (ou la résistancedirecte), il s’agit d’en déterminer la forme. Là aussi les opinions sontdiverses sur la manière de tracer cette section ; les uns veulent unevarangue aplatie, les autres au contraire veulent une varangue fort élevée.Chaque forme possède, sans aucun doute, ses avantages respectifs, et lapréférence que l’on accorde à l’une ou à l’autre est basée sur d’excellentsrésultats obtenus des deux côtés.
«Il est certain qu’un navire, avec une varangue élevée, rencontrera moinsde résistance, toutes les autres conditions restant les mêmes, et il sera bond’adopter cette forme, si elle ne doit point détruire quelques importantesqualités du navire. Mais lorsqu’on élève la varangue il faut augmenter le ti-rant d’eau en proportion, c’est donc une objection pour les navires à roues,qui ne doivent point avoir une grande différence d’immersion (par rap-port à leurs propulseurs), résultat inévitable d’un grand relevé de varangue.
« Les bateaux à hélice peuvent sans inconvénient entrer dans cette voie,à cause de leurs propulseurs qui demandent un tirant d’eau considérablepour qu’ils agissent avec effet.
« Comme le déplacement est une quantité fixe, à laquelle les autres élé-ments doivent se rapporter, si, comme nous l’avons dit, un grand relevé devarangue nécessite un fort tirant d’eau, il diminue aussi la hauteur deschambres des machines par rapport à la flottaison, et il oblige à placer lecentre des roues à une hauteur considérable, tandis qu’au contraire il estimportant que les machines soient placées le plus bas possible, pour abais-ser le centre de gravité, et par ce moyen augmenter la stabilité.
«Avant que le constructeur ne détermine la forme et les dimensions deson navire, il a besoin de certaines informations sur les machines, tellesque la surface des différentes pièces formant base, la hauteur des arbres,l’emplacement général et le poids de l’appareil.
«Quand le constructeur aura arrêté les lignes de son navire, comprenanttrois ou quatre coupes par les machines et chaudières, ainsi que le maîtrecouple, il indiquera la position des mâts, afin que le centre de voilure setrouve dans une bonne position, et que les machines et les chaudières n’endétruisent pas l’effet. Ceci est d’une très-grande importance, aujourd’huique les navires naviguent avec voiles et vapeur combinées.
« Le mécanicien donnera alors le centre de gravité des machines, chau-dières, soutes à charbon, par rapport à une des cloisons, afin que le cons-tructeur puisse déterminer le rapport de ce point à celui du centre degravité du navire, et l’arrimage des poids.
« Il est très-important que le charbon soit placé de manière que le mo-ment de la quantité AV (1) du centre de gravité soit égal au moment AH,et par ce moyen la consommation graduelle du charbon élève le naviresans dérangement dans son arrimage.
(I) On désigne Vavant du navire par les initiales AV, et Ÿ arrière par Alt.