MACHINES A CORDONNER LES PIÈCES.
119
mouvement, qui s’effectue ici circulairement et d’une façon continue.
La fig. 7 est une coupe verticale suivant la ligne 1-2 de la fig. 8, et celle-cien est une projection horizontale extérieure.
La fig. 9 est une coupe de détail suivant 3-4.
Et la fig. 10 est une coupe horizontale au-dèssous de la table, faisant voirla disposition du mouvement.
Cette machine se compose d’une table en fonte A, au centre de laquelletourne un plateau Ë monté sur un arbre vertical C.
La table A porte quatre boîtes H qui retiennent un même nombre decoussinets en acier I; ces différentes pièces sont semblables à celles de lamachine précédente, si l’on en excepte leur forme circulaire. Le plateau Bporte également quatre boîtes H' et leurs coussinets, qui passent continuel-lement devant les coussinets fixes par la rotation de ce plateau.
La machine est alimentée comme à l’ordinaire par des gobelets dontla disposition n’offre rien de particulier. Le doigt poseur L et sa com-mande méritent seuls un examen spécial en raison des changements quisont nécessités par le mouvement circulaire.
Le doigt poseur de chaque gobelet (fig. 9) glisse à queue dans une pla-tine l , et porte un goujon m , auquel est articulé un levier M, fixé è l’ex-trémité d’une tige n; cette dernière fait elle-même partie d’un levier N(fig. 10) qui est monté, sous la table A, sur un arbre vertical O portantégalement un troisième levier P; une came Q agissant sur ceux-ci, faitdécrire à l’ensemble des pièces un arc de cercle dont l’amplitude se trans-met à la lame L directement par le levier M, lequel suit le mouvement dela tige n qui traverse la table A par des ouvertures o. On voit par la fig. 10,que les mouvements sont ramenés au fond de la came par des ressorts àboudin M 7 , et que les quatre opérations ont toujours lieu simultanément.
On règle la position des coussinets de la table au moyen de vis de pres-sion i' qui poussent les boîtes H, tandis que les vis i les fixent.
Les coussinets mobiles sont fixés de la même manière, et sont poussésdu centre à la circonférence par des vis j taraudées dans le moyeu duplateau.
Les flans cordonnés a tombent par des trous R pouvant être continuéssous la table A par des conduits qui les distribuent dans des vases quel-conques.
L’arbre vertical est commandé par une paire de roues d’angle dont l’uneest montée sur l’arbre des poulies C'.
Cette machine cordonne seize flans dans une révolution du plateau,puisque celui-ci porte quatre coussinets fixes qui rencontrent chacun lesquatre coussinets de la table.
Ainsi, en admettant que l’arbre vertical, qui porte le plateau, fasse 25 ré-volutions par minute, on obtiendrait, dans le même temps, 400 pièces cor-données ; soit, par heure, 24,000 pièces, s’il n’y avait aucune interruption.